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Froome: "C'est ça, le vélo"

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  • 23 Juil. 2016
Froome:

Chris, cette victoire dans le Tour de France vous procure-t-elle une émotion différente par rapport aux années précédentes ?
C'est un sentiment extraordinaire, c'est comme si c'était le premier.  Toutes les émotions qui retombent dans la dernière descente, penser à ne pas tomber...  Arriver dans le dernier kilomètre avec mes coéquipiers, c'était un sentiment de bonheur, de soulagement. Pendant trois semaines, on a tout donné, tous les jours, pour en arriver là. Je me sens privilégié d'être dans cette position, j'avais de si bons coéquipiers autour de moi. Même si on n'a pas gagné le classement par équipes, on était les meilleurs. Je suis extrêmement reconnaissant.

Ce Tour était un peu celui de l'inattendu, avec tous ces évènements, comme le Ventoux, la chute...
C'était comme des montagnes russes. Il y a eu des moments incroyables, où je sentais que je prenais en mains la course, que je faisais la course. Dans la descente, par exemple, ou les bordures, quand j'ai fait le sprint avec Sagan. Ce sont des moments imprévus, non planifiés. La course cycliste dans ce qu'elle a de meilleur.

Quel moment retiendrez-vous de ce Tour ?
Celui que j'ai le plus apprécié, c'est mon attaque dans la descente de Peyresourde. C'est ça, le vélo. Laissez les autres coureurs derrière moi, être le premier en bas de la descente, c'est ça la course, le frisson, cet esprit de compétition.

On a l'impression que ce sont plus les circonstances de course que les autres coureurs qui vous ont mis en difficulté ?
C'est malheureux d'Alberto (Contador) soit tombé lors de la première étape. Il aurait fait partie de la bataille pour la victoire finale. La meilleure chose qu'on puisse souhaiter pour notre sport, c'est une belle bataille pour le maillot jaune. Même avec 4 minutes d'avance, j'avais l'impression que chaque jour était un nouveau challenge. Ce n'était pas facile.

Qu'avez-vous pensé du Tour de Nairo Quintana ?
Je l'ai vu plus fort par le passé, c'est clair. En 2013 et l'an dernier, il m'a poussé dans mes limites jusqu'à la fin. Cette année, il n'était pas à son meilleur niveau, quelle que soit la raison. Je suis sûr qu'il reviendra avec la même faim de victoire l'année prochaine.

Un mot sur votre dauphin, Romain Bardet ?
Il a fait une très belle course. Il était deuxième au Dauphiné derrière moi. Il était vraiment très fort ces derniers jours. Il a été récompensé de ses efforts. C'est super pour le cyclisme français. Cela va lui donner envie de revenir l'année prochaine et de se battre pour la victoire.

Vous allez gagner votre troisième Tour de France. Allez-vous viser le record de cinq victoires, ou essayer de gagner les trois grands tours ?
Mon objectif est le Tour de France. C'est une course si particulière. Ce serait un rêve de revenir encore cinq ou six ans, d'être sur la ligne de départ, avec des chances de victoire. C'est le plus grand évènement de notre sport. Emmener le maillot jaune à Paris, c'est le rêve de tout cycliste. Je l'ai gagné trois fois, cela dépasse tout ce que je pouvais imaginer. Les autres grands tours ? Je vais peut-être faire la Vuelta cette année. Pour le Giro, c'est difficile de m'engager, avec mes objectifs sur le Tour. Je pense que c'est impossible d'enchaîner deux grands tours comme cela.

Vous être le huitième coureur à remporter au moins trois fois le Tour de France. Vous rejoignez des légendes comme Merckx, sauf que lui gagnait tout au long de l'année, sur chaque course qu'il disputait. Allez-vous élargir vos objectifs pour vous faire une place plus importante dans l'histoire du cyclisme ?
 Je ne vais pas courir les classiques, comme Eddy, ça c'est sûr. Je vais aux Jeux Olympiques, ce serait génial de décrocher un résultat. Mais les temps ont vraiment changé. Il y a un tel niveau de compétition, c'est dur de rester au top toute une saison alors que d'autres coureurs se préparent spécifiquement pour certains évènements. En tout cas, c'est un honneur de rejoindre ces coureurs-là dans ce cercle fermé. Je vais continuer à faire de mon mieux.

Il semble que climat a été plus serein autour de vous cette année...
C'est lié à tout un tas de raisons. J'ai fait énormément d'efforts en me soumettant à des tests physiques, en étant le plus ouvert possible, en parlant à énormément de monde. L'ambiance sur la route a été fantastique.  Le public français fait de cette course ce qu'elle est. C'est un événement français. En particulier cette année. Avec l'attaque de Nice, il faut rendre hommage au public français. La course a continué, la vie a continué.

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  • 23 Juil. 2016

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