MERU, L'ASCENSION IMPOSSIBLE



MERU, c’est l'histoire d’une incroyable aventure d'alpinisme sur l'un des sommets les plus hostiles de la planète, le Shark's fin (aileron de requin). Primé au Festival de Sundance 2015, le film a conquis les spectateurs avec un regard unique et intime sur la détermination de l’homme à vaincre ses limites.


De la scène d’ouverture – une tempête de neige à plusieurs milliers de mètres au-dessus du vide – aux témoignages des explorateurs, le film MERU nous fait frémir d’admiration… et de vertige. Dans les pas des inébranlables Jimmy Chin, Conrad Anker et Renan Oztruk, le documentaire nous plonge dans une épopée incompréhensible pour le commun des mortels : l’irrésistible conquête de l’altitude.



UN DEFI AU-DELA DE TOUTES LIMITES


Au coeur de l’Himalaya, culminant à plus de 6 000 mètres d’altitude, l’arrête centrale du mont Meru a attiré les alpinistes du plus haut niveau sans qu’aucun d’entre eux ne soit parvenu à son sommet. Sa difficulté technique et la rudesse du climat liée à la haute altitude rendent son ascension cauchemardesque.

En 2008, trois des meilleurs alpinistes américains se lancent le défi de l’escalader. Alors qu’ils sont très proches du sommet, les conditions météo leur imposent de faire demi-tour. Trois ans plus tard et à la suite d’une série de péripéties invraisemblables (disparition, avalanche, sévère accident de ski) qui auraient découragé les plus valeureux, la même équipe repart à la conquête du sommet.

Grâce à une photographie d’une rare puissance et à des témoignages poignants, l’explorateur Jimmy Chin raconte les périls de l’expédition.






LES REALISATEURS PARLENT DU FILM


JIMMY CHIN

« J’ai passé une grande partie de ma vie en montagne, que ce soit pour l’escalade ou pour mes activités de photographe professionnel. J’ai toujours voulu faire un film qui témoigne de manière viscérale de la difficulté à escalader une paroi montagneuse. J’avais à cœur de révéler les enjeux, les risques et les sacrifices que cela implique.

Mais je voulais aussi montrer que vivre sa passion n’est pas toujours chose facile. Cela peut représenter quantité de conflits intérieurs, doutes et compromis délicats. Je me demande souvent où se trouve le juste milieu entre suivre son cœur et assumer ses responsabilités envers les autres.

Lorsque l’on réalise un film en montagne, la caméra représente un poids, un chargement supplémentaire que vous regrettez parfois d’avoir à porter. Lorsque je tournais MERU, le seul fait de protéger nos deux petites caméras était une épreuve en soi. Comme je le dis toujours, les règles de tournage lors d’une ascension sont très simples : tourne lorsque c’est possible. Ne retiens pas ton équipe. Et ne laisse pas tomber la caméra. »

Jimmy Chin ELIZABETH CHAI VASARHELYI


ELIZABETH CHAI VASARHELYI

« Pour moi, il était essentiel que MERU soit plus qu’un simple film de montagne et d’alpinisme. C’est l’histoire, profondément personnelle, de trois hommes qui vivent pleinement leur passion… En l’occurrence, une passion plutôt extrême.

Dans ce genre d’histoires, les gens sont souvent obsédés par la notion d’accomplissement, mais il y a évidemment une autre facette. Etant l’épouse de Jimmy, je m’intéressais beaucoup à ce que les personnages féminins de l’histoire avaient à dire, celles qui restent à la maison et se rongent les sangs. Comment ont-elles supporté les risques que prenaient les alpinistes, leur plus proche famille, dans le cadre de leur métier ? Quel est le moteur de leur vie, quels sont leurs repères ?

Bien que le film atteigne des sommets à plus de 6000 mètres, j’avais le sentiment que l’on devait aussi garder les pieds sur terre. »

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