News

Liverpool, l'Europe pour thérapie

  • News Ligue 1
  •  
  • 17 Mai 2016
Liverpool, l'Europe pour thérapie

Quand votre saison s'arrête après celle des autres, c'est généralement le signe d'un exercice réussi. Cela veut dire que vous avez l'occasion de remporter une coupe, nationale ou européenne. Dans le cas de Liverpool, il s'agira de la finale de la Ligue Europa, mercredi soir, à Bâle (20h45), face au FC Séville. Et c'est une rencontre capitale pour les Reds, seulement huitièmes de leur championnat, qui ont bien besoin de donner du lustre à leur saison et, accessoirement, de décrocher in extremis une qualification pour la prochaine Ligue des champions.

Pour Jürgen Klopp, c'est aussi l'occasion d'améliorer un bilan pour le moment imparfait. En championnat, malgré des succès probants à Chelsea ou Manchester City, les Reds n'ont jamais trouvé cette régularité, qui aurait pu leur permettre de chatouiller le podium, qui n'était jamais qu'à 4 points quand Klopp a pris la succession de Brendan Rodgers au mois d'octobre. Avec son charisme, l'ancien entraîneur de Dortmund a redonné de la vie à une équipe qui ronronnait depuis les départs successifs de Luis Suarez et Steven Gerrard. Mais il lui reste désormais à conclure.

"Cela dépend de l'opinion publique. Si nous ne gagnons pas mercredi, personne ne pensera que cette saison est un succès, a reconnu Klopp, rapporte le Liverpool Echo. Pour moi, nous avons remporté de nombreuses victoires en sept mois mais, dans 100 ans, personne ne se dira : « Ouais, c'était pas mal. » Peut-être qu'il sera plus facile de se rappeler de certains matches en particulier, mais nous avons une belle opportunité mercredi soir. En s'imposant, ce serait plus facile de voir cette saison comme une réussite."

Pour Klopp, le défi est double. D'une part parce que l'entraîneur allemand n'est pas un grand spécialiste des finales lui qui, depuis la victoire en Coupe d'Allemagne en 2012, reste sur quatre défaites consécutives dans ces matches pour le titre (*). "Toutes les équipes que j'ai dirigées en finale se sont bien comportées, les matches étaient serrés. Je ne suis pas frustré par mon bilan en finales", se défend-il. D'autre part, Klopp, s'il dirige une institution titrée à huit reprises sur la scène européenne (5 C1, 3 C3), a entre ses mains une équipe qui, depuis dix ans, n'a gagné qu'une modeste Carling Cup en 2012. "Plus on reste longtemps sans gagner quoi que ce soit, plus on essaye dur, promet-il. On connaît déjà le souhait de nos supporters. On sait combien ils veulent qu'on gagne cette coupe. Ils nous l'ont montré de façon impressionnante, à domicile et à l'extérieur."

L'avantage, c'est que Liverpool a montré son meilleur visage cette saison en Ligue Europa. Les Reds ont d'abord éliminé le grand rival Manchester United en huitièmes (2-0, 1-1), puis renversé la vapeur contre le Borussia Dortmund dans un match retour de légende à Anfield (1-1, 4-3), avant de conclure en beauté contre Villarreal en demi-finales (0-1, 3-0). Trois bonnes raisons d'y croire, avant d'affronter Séville, le double tenant du trophée. "Je suis venu ici car j'étais vraiment convaincu de la qualité de ces joueurs, a assuré Klopp. Au début, j'étais le seul, mais maintenant plus de gens le savent. Voir comment ils méritent cette finale me fait me sentir vraiment bien. Je suis heureux qu'ils aient pu montrer combien ils sont forts. C'est une grande chance de réaliser un grand pas en avant." Pour le club de la Mersey, c'est capital.

(*) Klopp a perdu deux finales de Coupe d'Allemagne (2014, 2015), une en Ligue des Champions (2013) et une autre en Coupe de la Ligue anglaise (2016).

  • News Ligue 1
  •  
  • 17 Mai 2016

Commentaires

Service LIVE TV Premium

Votre abonnement ne vous permet pas d'accéder au service LIVE TV Premium.

Découvrir le service LIVE TV Premium

EMBED

Fermer