Pierre Ménès

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La größe fessée !

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  • 25 Avr. 2013
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  • Pierre Ménès

Et de deux ! Après le Bayern mardi face au Barça, le Borussia a humilié le Real Madrid et démontré la supériorité actuelle du foot allemand.

La größe fessée !

J'imagine que les fans du Real Madrid avaient vécu la soirée de mardi avec un immense sourire et ne pouvaient pas imaginer qu'ils feraient la même grimace que les supporters du Barça 24 heures plus tard. Parce qu'on a vu deux matchs finalement assez semblables, dans la mesure où la tactique de Dortmund était sensiblement la même que celle employée par le Bayern. Avec des qualités différentes, mais avec le même pressing.

En fait, les deux équipes de Bundesliga ont contrarié la construction du jeu des deux équipes espagnoles dès que celles-ci récupéraient la balle. Je me suis souvent fait allumer sur ce que j'avais dit de la Liga, à savoir que c'était un championnat moribond. On ne peut pourtant pas me taxer de corporatisme exacerbé puisque c'était il y a deux ans et à ce moment-là, Canal en détenait encore les droits.

Je trouvais simplement assez malsain de voir les deux leaders d'un championnat marquer plus de 100 buts par saison. Car il est évident que, lorsqu'on joue 4 matchs sur 5 contre des plots, c'est difficile ensuite de réagir quand on affronte une équipe qui vient vous presser jusque dans votre camp, qui attaque et surtout, surtout, qui n'a pas peur de vous. C'est ça la grande constante de ces deux matchs.

Lewandovski = Messi = CR7 = Van Persie

Après, le style de jeu du Borussia est différent, avec des joueurs incroyables tels que Blaszczykowski ou Gündogan, moins connus que les stars qu'on peut voir dans cette Ligue des Champions mais pas moins brillants pour autant. Surtout, Dortmund peut s'appuyer en attaque sur ses deux petites merveilles, Götze et Reus, qui sont absolument magnifiques. Et puis il y a Lewandowski, qui a donc inscrit un quadruplé pour la première de l'histoire en demi-finale de LDC.

C'est un exploit colossal de la part du Polonais, qui était hier soir au niveau d'un Messi, d'un Ronaldo ou d'un Van Persie. Je sais que je rabâche souvent ça, mais cette Coupe du Monde 2006, l'Allemagne l'a parfaitement négociée. Leurs infrastructures, leurs stades ébouriffants et toujours pleins à craquer, leur merchandising de ouf. J'avais dit que le foot allemand avait pris 30 ans d'avance. Ca se confirme…

Mais Bayern et Borussia sont surtout les représentants d'un championnat où on joue au foot, où même le dernier du classement attaque alors que chez nous, même le second bétonne. Tout est dit. De toute façon tu ne peux pas éliminer le Real ou le Barça en jouant petit bras et en défendant vaille que vaille. Il faut de l'ambition dans le jeu et les Allemands ont toujours eu cette faculté, sans jamais tomber dans l'excès de gourmandise pour autant.

Au final, le match retour est un peu plus jouable pour le Real que pour le Barça. Parce qu'après tout, dans un grand soir et avec un Ronaldo en feu, les Madrilènes sont capables de planter trois buts à n'importe quelle équipe d'Europe au Bernabeu. Mais il faudra déjà ne pas encaisser de buts et beaucoup attaquer, ce qui implique de laisser des espaces au Borussia…

Bayern-Borussia, pas sexy ?

Je pense que Mourinho a commis une grosse erreur en exilant Ramos à droite et en laissant l'axe à Pepe. Clairement, la charnière Pepe-Varane a beaucoup moins bien fonctionné et le jeune Français s'est senti moins à l'aise avec le Portugais qu'avec le champion du Monde espagnol. Une charnière, c'est un couple. L'un doit toujours envoyer des signaux de sérénité à l'autre. Avec son erreur de marquage sur le premier but, le signal envoyé par Pepe était désastreux.

Du coup, Varane a souffert lui aussi, mais toute l'équipe du Real avec lui. Özil a été inexistant, Xabi Alonso a commis beaucoup d'erreurs et au final, on a vu un tout petit Real. Ca montre en tout cas que le coup de flippe du quart retour à Galatasaray était un signe avant-coureur de la fébrilité du Real, tout comme les deux matchs face au PSG avaient laissé entrevoir l'affaissement du Barça. Au contraire des deux clubs allemands, flamboyants depuis des semaines.

Alors c'est vrai : à la base, Bayern-Borussia ce n'est pas l'affiche la plus sexy pour une finale de Champions League. Mais quand on voit la qualité du football pratiqué par ces deux formations, on ne peut que l'attendre avec impatience. Et si elle ne devait pas avoir lieu, cela voudrait dire qu'un club espagnol aura réalisé un exploit faramineux la semaine prochaine. 


Pierrot

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