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Il faut savoir ce qu'on veut

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  • 05 Mars 2016
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  • Pierre Ménès

Sans surprise, le PSG n'avait pas la tête à la Ligue 1 ce samedi et a concédé le nul au Parc des Princes contre Montpellier. Un résultat qui sera vite oublié si Paris se qualifie mercredi contre Chelsea. D'ailleurs, les autres clubs de l'élite - qui ne jouent pourtant pas la Ligue des Champions - n'ont pas été beaucoup plus brillants au cours de la soirée...

Il faut savoir ce qu'on veut

Vendredi soir, Monaco a concédé un nul à Caen, à l'issue d'un match qui a au moins eu le mérite de nous offrir quatre buts. De belles réalisations mais un ensemble tout de même assez faible. Semaine après semaine, on a un peu de mal à décrypter le tripatouillage tactique de Jardim. Cependant, il faut tout de même reconnaitre que quand il y a quelques joueurs offensifs, c'est plus agréable. Moutinho, Lemar ou encore Bernardo Silva créent plus de jeu que les autres, c'est évident. En attendant, ce match nul reste clairement une contre-performance pour les Monégasques puisqu'ils ont mené deux fois au score et semblaient un peu plus à l'aise que les Caennais sur cette rencontre. À la décharge des acteurs, il faut quand même reconnaître que la pelouse était en souffrance suite au match de la veille entre Granville et l'OM. 

Ce samedi, le PSG accueillait Montpellier au Parc des Princes. Puisque Paris avait déjà joué mercredi contre Saint-Etienne, on savait que Blanc allait faire tourner. Verratti et Matuidi, toujours incertains pour le match à Chelsea, n'étaient évidemment pas présents pour affronter les Héraultais. On a donc eu le droit à un milieu de terrain inédit, composé de Stambouli, Rabiot et du petit Nkunku, qui fêtait sa première titularisation en Ligue 1. En début de match, le club de la capitale s'est vite projeté vers l'avant et a eu deux très grosses occasions par l'intermédiaire de Cavani. L'Uruguayen a touché la barre avant de buter sur Pionnier. Tout au long de la première période, il y a eu pas mal de bonnes situations même si évidemment, les Parisiens n'étaient pas aussi sereins qu'à l'accoutumée. Il faudrait être complètement idiot pour ne pas le comprendre.

Mieux vaut un nul qu'une blessure...

La seconde période a été plus poussive même si Paris a eu de nouvelles opportunités de marquer en fin de rencontre. Personnellement, j'ai un peu de mal à adhérer aux commentaires de Grégoire et Franck concernant le jeu du MHSC. Pour ma part, j'ai vu une équipe qui ne s'est pas créée la moindre occasion. Les hommes de Frédéric Hantz ont pressé haut les Parisiens pour les empêcher de jouer mais pas plus. C'est certes une autre forme de défense mais fondamentalement, ça reste de la défense...

Finalement, les Parisiens ont donc à nouveau perdu des points. Mais on s'aperçoit que suite au match nul de l'AS Monaco, ils en ont encore 23 d'avance sur leur dauphin. Ils sont de plus qualifiés pour la finale de la Coupe de la Ligue, pour les demi-finales de la Coupe de France et disputeront le match le plus important de leur saison mercredi. Savoir si le PSG sera sacré contre Troyes ou contre Monaco la semaine suivante, ça n'intéresse personne. Et si Paris a le bonheur de se qualifier contre Chelsea, il faudra s'attendre à des matchs de plus en plus poussifs, dans un championnat qui n'est plus la priorité et qui va vraiment devenir anecdotique au vu de l'avance.

Mais d'ailleurs, qu'est-ce qu'on aurait dit si Blanc avait mis une équipe de titulaires et qu'il y avait eu une déchirure, une élongation, ou une autre blessure de ce type ? On aurait dit qu'il était complètement con. Là, après ce match, j'entends qu'on n'a pas vu un grand PSG. Mais il faut quand même savoir ce qu'on veut. Et puis il faut aussi regarder ce qui se passe dans les autres championnats européens. Cette semaine, Chelsea n'a pas gagné contre Stoke, la Juve en a pris trois face à l'Inter, le Bayern a perdu à domicile contre Mayence puis a fait nul contre Dortmund, etc. De toute façon, quand le PSG gagne, on dit qu'il écrase la Ligue 1 et qu'on s'emmerde et quand il ne gagne pas parce qu'il a d'autres objectifs, on dit qu'on s'emmerde aussi. Au bout d'un moment, c'est quand même un petit peu lassant.

Tristesse bordelaise  

Ce n'était pas bien emballant au Parc des Princes mais c'était dans la tonalité de ce qu'on a vu dans les autres rencontres de ce samedi soir triste à mourir. Nice a retrouvé la troisième place en battant péniblement Troyes mais que dire des autres résultats ? Malgré une nette domination, Bastia n'a pas réussi à marquer contre Lorient. Lille a fait un pas décisif pour le maintien sur sa pelouse contre Reims. Les Dogues ont tranquillement battu des Champenois qui ont un peu replongé. L'entrée de Sofiane Boufal en seconde période a tout changé. De toute manière, dans cette Ligue 1, dès qu'un joueur sait dribbler et mettre des ballons de qualité à ses coéquipiers, ça fait la différence.

Autant dire qu'il manquait un joueur de ce type lors de la rencontre Angers - Sainté. C'était pourtant un match qui opposait deux équipes de la première moitié de tableau. Mais après seulement cinq minutes de jeu, on savait que ça allait se terminer par un match nul et vierge. Les deux équipes ont affiché un niveau offensif affligeant. Il n'y avait rien, que des duels. Le tout arbitré en plus par un Antony Gautier qui n'a visiblement pas soigné sa cartonite aiguë depuis le début de la saison.

Ce n'était pas mieux du côté de Bordeaux. Les Girondins ont un stade tout neuf mais totalement vide, c'est terrible. Ils marquent un but sur un penalty justifié mais se font rejoindre en fin de match sur un tir détourné de Larbi. Il n'y a rien dans cette équipe, pas d'envie, pas de révolte. Alors d'accord, il y avait des blessés mais on ne me fera pas croire que le onze aligné par Sagnol ne pouvait pas battre le dix-huitième du championnat, à domicile. Ces remarques valent par ailleurs pour d'autres matchs. Il n'y a pas d'engagement, pas de volonté, pas de niaque, rien. Une sorte de résignation dans l'ennui.  

Pierrot 

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