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Trois bons matchs et un scandale

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  • 15 Févr. 2016
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  • Pierre Ménès

C’est un dimanche assez chargé auquel on a eu droit hier, avec le retour au premier plan de Lyon, des Verts séduisants mais pas payés et un nul de bonne facture entre Nice et l’OM. Sans oublier l’énorme buzz du « Aurier Gate »…

Trois bons matchs et un scandale

Avant d’aborder le sujet qui fâche, on va parler un peu de football et des trois matchs de ce dimanche, qui ont pour point commun d’avoir globalement offert un spectacle de qualité. Lyon a ouvert la journée avec une nette victoire sur une équipe de Caen en très nette perte de vitesse depuis le mois de décembre et qui a explosé sur le plan défensif. L’OL semble avoir retrouvé un style de jeu plus conforme à ce qu’il était l’an passé, avec moins de touches de balle et un jeu dans les intervalles plus rapide. Cela leur réussit bien et ça profite à des joueurs comme Lacazette, qui paraît plus à l’aise dans cette configuration. Avec cette troisième victoire consécutive, Lyon se replace totalement dans la course au podium.

On a ensuite eu droit à un excellent match à Geoffroy-Guichard. Enfin, disons plutôt un excellent match des Verts, qui auraient dû l’emporter face à une équipe de Monaco que je trouve toujours aussi peu excitante mais qui a vraiment de la réussite, à l’image de l’égalisation de Wagner Love au terme d’un gros cafouillage. La classe de Subasic en début de match puis une certaine maladresse de l’attaque stéphanoise ont laissé la possibilité à l’ASM de revenir. Mais il n’empêche que depuis les arrivées de Tannane et de Soderlund, Sainté va mieux sur le plan offensif.

On est bien d’accord, le Norvégien n’est pas l’avant-centre du siècle mais il pèse, parfois il rate des choses assez simples et à d’autres moments, il réussit des trucs pas mal du tout. Avec le jeune Tannane qui a clairement de la qualité et un Monnet-Paquet dans une bonne forme, ça suffit à transformer un peu le jeu de l’ASSE, même sans Hamouma. D’une équipe considérée depuis plusieurs saisons comme solide et qui obtenait ses résultats sur l’impact physique et le mental, on est passé à un jeu qui commence à devenir plus séduisant. 

La même portée qu’une interview au CFC ou dans L’Equipe

Enfin, le match de 21h, lui aussi agréable à suivre, s’est soldé par un nul. Un match assez paradoxal, où la qualité de jeu était niçoise mais les meilleures occasions, marseillaises. Cardinale est responsable sur l’ouverture du score d’Isla, mais a ensuite réalisé de bons arrêts, presque tous devant Batshuayi qui s’est montré tour à tour maladroit et malchanceux. Et sur un très joli mouvement avec au départ de l’action et à la passe décisive le jeune et très séduisant Koziello, Germain a donné à l’OGCN un point qui lui permet de rester sur le podium. Au final, on a donc vu trois bons matchs de foot et je crois que c’est ce qu’on doit retenir en priorité de ce dimanche. 

Parce que l’autre actu du jour était beaucoup moins agréable, avec ce que les médias appellent déjà le « Aurier Gate ». Au départ, il y a cette sorte de maxi-interview diffusée en direct sur Periscope et réalisée par un « ami d’enfance ». Je mets des guillemets parce que je me demande comment un ami d’enfance, un vrai, peut laisser son pote footeux sortir des trucs pareils. C’est de l’incompétence, de la stupidité. Je ne crois pas une seconde à la méchanceté d’Aurier mais il faut quand même que ce soit une leçon pour tous les footballeurs. Pour qu’ils comprennent que les réseaux sociaux, ce n’est pas fait pour se chambrer entre potes dans le salon en faisant une partie de FIFA. 

Aujourd’hui, tout ce qui se passe sur Periscope - dont j’ai appris l’existence dans la nuit de samedi à dimanche - Twitter, Instagram ou Facebook, a la même portée qu’une interview au CFC ou dans L’Equipe. Le PSG n’avait pas d’autre choix que de mettre à pied le joueur, qui va prendre quelques matchs de suspension et va perdre sa « prime d’éthique » - qui s’élèverait à 160 000€, une somme assez coquette pour simplement se tenir à carreau. Mais une fois la punition levée, le plus dur commencera pour Aurier : retrouver la confiance de son coach et l’estime de ses partenaires. Son niveau de jeu depuis le début de la saison sera son meilleur allié mais à deux jours d’un match capital face à Chelsea, c’est un incident aussi regrettable que stupide. 

Pierrot 

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