Pierre Ménès

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La faillite des élites

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  • 30 Janv. 2016
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  • Pierre Ménès

Marseille, Monaco, Lyon. A eux trois, ces clubs censés jouer les premiers rôles derrière le PSG ont récolté ce week-end deux défaites et un nul, avec un seul but marqué, à la 96e minute qui plus est. Consternant.

La faillite des élites

Une fois de plus, cette 23e journée démontre que les supposées grosses cylindrées de notre championnat sont incapables de tenir leur rang cette saison, avec les défaites de Monaco et de Lyon et le match nul inespéré de l’OM à domicile. Cette équipe olympienne avait pourtant bien débuté la rencontre face au LOSC, mais s’est totalement liquéfiée au bout de vingt minutes, de façon totalement incompréhensible, avec des joueurs qui sont totalement passés au travers. Le problème, c’est que ce ne sont jamais les mêmes d’un match à l’autre. 

Cette fois, en tête de gondole on a eu Lucas Silva, qui avait dit en arrivant à l’OM qu’il voulait gagner le Ballon d’Or et qui n’arrive même pas à se mettre au niveau de la Ligue 1. Et puis comme d’habitude quand ça part un peu en cacahuète au Vélodrome, c’est là qu’on s’aperçoit que cette équipe n’a aucun jeu collectif. Alors je ne sais pas l’importance qu’aura le retour en prêt de Thauvin, mais vu le niveau proposé il est fort possible qu’il ne fasse pas tache, puisque l’OM reste donc sur la pire série de son histoire à domicile. Ce qui fait que, malgré des performances tout à fait intéressantes à l’extérieur, cette équipe ne décolle pas dans ce championnat.

Monaco a décollé puisque Monaco est deuxième au classement. Mais c’est rare qu’on soit enchanté par la qualité du jeu monégasque. Ce n’était pas le cas le week-end dernier devant une équipe de Toulouse épuisée par ses matchs successifs contre le PSG. Et encore moins hier à Angers, où l’ASM a fait un non-match. Affligeants du début à la fin, les Jardim boys ont laissé le SCO s’enhardir et proposer du jeu, ce que je leur reproche souvent de ne pas faire. 

Même s’ils ont encore ouvert le score sur coup de pied arrêté par ce diable de N’Doye et ont sans doute été bien aidés par l’apathie de leur adversaire, les Angevins ont enfin montré qu’ils étaient capables d’attaquer. En général, les équipes qui jouent le PSG ont beaucoup de mal à s’en remettre. Ce n’est pas le cas de l’équipe de Moulin, qui a en pris cinq au Parc mais qui a réussi à enchaîner dès la journée suivante. 

Guingamp, victoire capitale 

Et puis on attendait - et cela fait maintenant des mois qu’on attend - la réaction lyonnaise, à Bastia, la troisième équipe de L1 à domicile, qui venait de changer d’entraîneur dans la semaine et se trouvait privée de quatre titulaires, tous suspendus. Le Sporting n’a pas souffert le moins du monde devant cette équipe lyonnaise sans vie, sans âme, sans tempo et qui me semble surtout particulièrement creuse sur le plan physique. On a l’impression qu’au bout d’un quart d’heure, les Gones ont tout donné. Que ce soit Fournier ou Génésio sur le banc, c’est toujours ce même sentiment d’apathie collective qui domine. 

Et ça finit logiquement par craquer. Le but corse est d’ailleurs tout à fait symbolique. N’Gando s’arrache sur le côté droit en montrant plus de hargne que les défenseurs lyonnais, Brandao devance Jallet à la réception et ça fait but. Si le championnat avait démarré en novembre, l’OL serait relégable. Du côté de Lyon, il va falloir arrêter de dire qu’il n’y pas de problème, que tout va bien, et se cacher derrière « le Grand Stade qui est magnifique » (ce qui est vrai au demeurant). Il va falloir que les Lyonnais montrent vite autre chose car le calendrier qui les attend s’annonce compliqué. Alors parfois, c’est dans l’adversité que la réaction d’orgueil arrive, mais il faudrait déjà à mon sens qu’il y ait un sursaut physique. 

Le sursaut, Montpellier l’a eu en l’emportant 4-0 sur la pelouse du Gazélec. C’est la première fois que les Corses encaissent quatre buts en Ligue 1 et on quand même l’impression qu’ils sont en nette perte de vitesse. Dans quelques semaines, ils seront sans doute bien contents d’avoir pris autant de points durant leur bonne série de l’automne. Bonne série que Nantes a poursuivie en s’imposant sur la plus petite des marges à Troyes. L’ESTAC a de toute façon déjà fait une croix sur ce championnat puisqu’ils sont en train de vendre tous leurs actifs, de Cabot à Bernardoni, histoire d’assainir les comptes avant leur énième relégation en Ligue 2.

A part ça, Guingamp a remporté une victoire capitale à Toulouse, qui sortait de trois matchs face au PSG et un devant Monaco. Ce qui est clairement trop pour eux. Les Toulousains se sont fait surprendre dans le jeu par Sankharé, ont réussi à égaliser sur un penalty très sévère sanctionnant une main de Sorbon, ont encaissé un second but dans le jeu signé Briand, et ont raté l’occasion d’égaliser une nouvelle fois en fin de match, Ben Yedder voyant son second penalty être arrêté par Lössl. A l’arrivée, les Bretons ramènent un succès qui leur permet de s’extirper de la zone rouge. Une zone rouge où Reims, semaine après semaine, prestation informe après prestation informe, s’enfonce de façon assez inexorable. 

Pierrot

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