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Une purge et deux éclairs

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  • 28 Janv. 2016
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L’affiche de la finale de la Coupe de la Ligue opposera donc Lille, qui a contre toute attente découpé Bordeaux en rondelles, au PSG, qui s'en est remis à deux inspirations de Rabiot et Di Maria pour sortir Toulouse au terme d'un match bien morne.

Une purge et deux éclairs

Le LOSC, qui sortait pourtant d’une semaine assez abominable entre l’élimination en Coupe par Trélissac et la lourde défaite à domicile face à Troyes dont c’était la première victoire de la saison, a donc composté son billet pour le Stade de France en étrillant les Girondins. On pouvait pourtant penser que Bordeaux, sur une bonne trajectoire depuis le début de l’année, aurait capitalisé sur sa dynamique pour obtenir aller chercher sa qualif’ dans le Nord. Il n’en a rien été. 

Il faut constater que la grave blessure de Carrasso a lourdement pénalisé les Girondins, le jeune Prior étant responsable sur au minimum les deux premiers buts. Assez tôt dans le match, Sagnol a décidé de faire entrer Sané, dont on sait qu’il est en instance de départ. Et franchement, ça s’est vu tant le grand défenseur bordelais a eu l’air peu concerné par la partie. Toujours est-il qu’après l’ouverture du score de Benzia, l’égalisation bordelaise sur une grosse erreur de Soumaoro aurait pu faire replonger les Nordistes dans le doute.

Mais, comme l’a dit Antonetti, la magie du foot a opéré. Le LOSC a alors trouvé les ressources pour exploiter les espaces et a aussi bien profité de l’apathie girondine en marquant à quatre reprises, dont ce petit exter’ de Bauthéac et cet amour de lob signé Boufal. Le public de Pierre-Mauroy, qui n’a quand même pas l’habitude de se régaler depuis que le stade existe, a pu faire une belle fête sur la pelouse avec son équipe. C’est la 4e finale de Coupe de la Ligue pour Antonetti, avec quatre clubs différents. Une chouette performance, même s’il sera compliqué de renverser la montagne parisienne en finale.

Cavani = catastrophe

Car le PSG ne semble pas particulièrement disposé à lâcher ce trophée dont il est le double tenant. Blanc avait copieusement fait tourner pour cette demi-finale face à Toulouse, avec cette équipe B prime et son attaque inédite Augustin-Cavani-Lavezzi. Longtemps, le match a été d’un ennui mortel entre un Téfécé à cinq derrière, qui espérait sans doute tenir 120 minutes pour pouvoir tenter sa chance aux tirs au but, et un PSG dont la circulation de balle était loin d’être aussi fluide qu’à l’accoutumée.

Et puis sur un joli ballon de Rabiot plein axe, Lavezzi a ouvert le score en deux temps. L’Argentin m’a paru un peu mieux que lors de ses dernières sorties ce qui, soit dit en passant, n’était pas bien difficile. Dans la foulée, on a eu droit à la merveille hebdomadaire de Di Maria puis Douchez s’est offert une belle ovation pour son premier match de la saison en arrêtant le penalty de Braithwaite. 

Reste le cas Cavani, qui a donc joué 93 minutes dans sa position soi-disant préférentielle. Il n’a pas touché un ballon. Une catastrophe absolue. Il a pourtant débuté dans l’axe lors des trois derniers matchs de Coupe, au Parc des Princes et sans Ibrahimovic. Pour quel résultat ? Trois matchs épouvantables. Vous connaissez le peu d’admiration que j’ai pour ce joueur mais là, c’est trop gros pour être vrai. Il est évident qu’il y a souci avec lui. 

Chelsea, c’est dans trois semaines et pour le moment, Cavani ressemble plus à un poids mort qu’à un potentiel titulaire. Il faudra aussi surveiller la blessure au genou de David Luiz contractée en fin de match. Mais bon voilà, Paris est qualifié pour la première finale de sa saison. D’aucuns diront que c’est désormais la routine, que c’est la moindre des choses. C’est vrai. Mais quand on voit la joie de tout le groupe sur le but de Lavezzi et au moment du péno arrêté par Douchez, on s’aperçoit que ces joueurs, tout milliardaires et mercenaires qu’ils puissent être, forment une vraie équipe de foot, avec une vraie ambiance.  

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