Pierre Ménès

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Paris gagne et pète un câble

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  • 29 Avr. 2013
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  • Pierre Ménès

On a vécu un dimanche sacrément chargé, entre un derby engagé, la fin des haricots pour Troyes et un Evian-PSG qui s'est terminé en eau de boudin. On débriefe...

Paris gagne et pète un câble

Après un samedi pourri consacré aux purges en tout genre, on a eu droit à un vrai match de bon niveau à Gerland. Un derby dominé par les Verts en première période, face à une équipe lyonnaise dont la compo de départ était un peu étrange, entre un Fofana arrière droit et un Gourcuff milieu gauche. Evidemment, avec deux joueurs axiaux dans les couloirs, ça devient compliqué d'écarter le jeu.

Il n'y avait donc pas beaucoup de profondeur dans le jeu lyonnais. Alors le côté positif, c'est que les Gones avaient la possession, sauf qu'ils n'arrivaient pas à mettre les Stéphanois en danger, excepté sur cette tête de Lisandro à la réception d'un centre de Grenier. A l'inverse, les Verts ont eu lors de ce premier acte de vraies opportunités - ils en ont d'ailleurs eu pendant tout le match.

Le problème, c'est qu'Aubameyang, dont le point fort est la vitesse, jouait son 5e match en 15 jours. Le Gabonais manquait donc de fraîcheur et de punch, à l'image de cette frappe du gauche ratée, seul face à Lopes. Pendant le repos, Garde a dû insister sur la nécessité pour son équipe d'écarter le jeu parce qu'on vu Fofana prendre son couloir plus haut et Gourcuff rester un peu plus à gauche. Ca a permis aux Lyonnais d'être plus dangereux et d'étirer l'équipe stéphanoise.

Des Foréziens qui ont connu un petit coup de pompe physique en seconde période, même s'ils ont encore eu des occasions assez nettes. L'égalisation est venue de Gourcuff, qui a signé son troisième match consécutif en intégralité - ça ne lui était plus arrivé depuis sa période bordelaise - et semble de retour à un niveau intéressant. Et pas seulement parce qu'il a marqué.

L'enterrement de l'ESTAC

Après, c'est vrai que ce match nul ne fait les affaires de personne. Sauf de l'OM, qui compte désormais 4 points d'avance, un écart conséquent à 4 matchs de la fin. Cela permet aussi aux hommes de Galtier de continuer à espérer, et offre également aux Lillois et aux Niçois la possibilité de croire encore à la 3e place. Avec quatre équipes en 3 points, la lutte s'annonce bouillante…

Car l'OGCN n'a pas laissé passer l'occasion de se replacer avec une victoire face à Troyes au Ray. Après l'enterrement de Brest samedi soir, on a donc eu droit à celui de l'ESTAC, qui nous a sorti son match habituel : un jeu séduisant, des occasions et un joli but mais aussi un cruel manque de réalisme, tant offensif que défensif. Malheureusement, on perd là une équipe qui nous aura procuré du plaisir, à la différence de Brest…

Et puis on a eu droit à un match du PSG extrêmement bizarre à Annecy, avec une première mi-temps franchement insuffisante des Franciliens. Après le repos, changement de physionomie. Paris a mis plus d'implication dans son jeu et a fait la différence grâce à un très joli but de Pastore sur un service parfait de Jallet. L'Argentin fait vraiment une belle année 2013, que ce soit au niveau des stats ou de son influence sur le jeu.

Derrière, les Parisiens ont eu le tort de ne pas tuer le match en ratant deux grosses occasions. La première par Ibrahimovic - pourtant auteur d'un très bon match - et la seconde par Lavezzi, qui est totalement aphone depuis deux mois. Ces deux échecs ont redonné vie à un ETG qui était pourtant en apnée depuis le début de la seconde mi-temps. Et puis sans raison apparente, les nerfs des parisiens ont lâché.

Grand joueur du grand PSG...

Ceux de Verratti d'abord. Le petit Italien aurait déjà pu prendre deux jaunes en première période. Il a du talent ce gamin, mais il est insupportable. Il met des coups, il râle, il a une attitude arrogante et insultante envers le corps arbitral… Il est pourtant capable de bien jouer et de se tenir à carreau, comme il l'a fait à Barcelone. Mais là, il doit estimer que lui, grand joueur du grand PSG, n'a pas à être contrarié par la petite équipe d'Evian.

C'est intolérable, mais je pense aussi qu'Ancelotti a pris beaucoup de risques en le laissant sur la pelouse. Au CFC, on guettait tous le moment où Verratti allait prendre un deuxième jaune. La situation s'est ensuite aggravée avec l'expulsion directe de Beckham, qui fait débat. Enfin, pas pour moi. L'Anglais arrive crampons en avant à plus de 50 centimètres du sol. Alors on est tous d'accord pour dire qu'il ne touche pas le joueur d'Evian.

Mais si ce dernier ne saute pas, ça peut faire jambe cassée. Encore une fois, s'il faut attendre qu'il y ait fracture pour mettre un rouge… C'est la dangerosité du geste qui doit être sanctionnée, pas uniquement ses conséquences. A 9 contre 11, le PSG a ensuite tenu, arc-bouté autour d'un Thiago Silva une fois de plus écoeurant de calme, de talent, de lucidité. Même quand tout va mal autour de lui, le Brésilien demeure imperturbable.

Sirigu : rapport corsé

Mais ce n'était pas fini, avec des incidents en fin de match, visiblement provoqués par la joie trop démonstrative de Matuidi devant le banc haut-savoyard. Tous ceux qui connaissent le milieu de terrain parisien savent qu'il est quand même peu coutumier du fait. Du coup, on est enclin à se demander ce qu'on a pu lui dire avant. En tout cas, ça a provoqué un beau bordel, avec une échauffourée dans laquelle Khlifa et Sirigu sont impliqués.

Après le match, le Tunisien est resté sur le terrain à la demande de monsieur Thual et a pris un rouge. Sirigu lui, était déjà dans les vestiaires à ce moment-là. Et alors qu'il revenait sur le terrain pour recevoir sa sanction, un dirigeant du PSG lui a demandé de rebrousser chemin. Une attitude qui devrait valoir un rapport corsé de la part de l'arbitre. J'espère que Sirigu prendra les matchs de suspension qu'il mérite, mais surtout que le club sera sanctionné pour ça.

Au final, ça fait beaucoup d'incidents pour un match qui aurait dû être tranquillement géré par les Parisiens. Maintenant, d'un point de vue comptable, revoilà le PSG nanti des 9 points d'avance qui lui garantissent à 95% d'être champion de France. Mais c'est aussi ce genre de match qui montre à quel point cette équipe est encore extrêmement perfectible à bien des égards, notamment au niveau de la gestion de ses nerfs.


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