Sport
Paris, la Coupe à coeur
- Article
- 02 Mai 2010
La saison du Paris Saint-Germain a pris une tournure positive samedi avec une nouvelle Coupe de France qui est venue garnir la vitrine à trophées du club. Un succès en Coupe en forme de bouée de sauvetage d'une saison encore médiocre en championnat. Ceci, ajouté aux soucis extra-sportifs, explique sans doute le sentiment de soulagement, sans euphorie, des Parisiens dans les couloirs du stade de France.
Une vraie délivrance. Le Paris Saint-Germain est passé maître dans l'art de sauver ses saisons avec un succès en Coupe. L'exercice 2010 ne fait pas exception à la règle avec une huitième Coupe de France qui permet de donner de la couleur à une saison par ailleurs vraiment terne. "Si on ne gagnait pas cette finale, notre saison n'aurait eu aucun sens. On a un titre de plus à Paris et je le répète, c'est un club de légende, qui a un destin, celui de revenir au plus haut niveau européen et de gagner des titres", a reconnu Robin Leproux, le président du PSG, à l'issue de la rencontre.
Un destin qui ne prendra cependant forme que dans la durée d'un championnat... C'est tout le souci pour le club parisien qui n'a plus remporté le titre de champion depuis 1994. "Au moins on gagne un trophée, même si on aspire à mieux, on est des compétiteurs. On est exigeant donc on espère un meilleur classement pour la saison prochaine", répond tout de même Antoine Kombouaré qui assure au passage avoir ressenti plus d'émotion avec ce succès en tant qu'entraîneur que ce qu'il avait ressenti en tant que joueur.
Un si précieux Makelele
Une vraie fête dans le vestiaire avec une grosse explosion de joie qui se traduit sur le visage d'un Sylvain Armand, Coupe de France à la main et tout heureux de répondre aux questions avec l'étiquette de vainqueur d'un nouveau titre. "Ça fait plaisir. Surtout après cette saison. Il y a beaucoup d'émotions, c'est un grand soulagement. Ce sera une saison correcte car il y a l'Europe, ça va apaiser tout ce qui a pu se passer. Ça fait du bien de voir des sourires dans les tribunes", reconnaît-il. Du champagne dans le vestiaire et une fête avec le public et les amis qui a suivi à quelques encablures de là au Parc des Princes. Pour tout le PSG, le virage est important et les conséquences franchement heureuses. "Lorsque l'on voit le vestiaire, c'est une immense joie. Ça répare un petit peu toutes les conneries que l'on a faite cette saison", ajoute l'entraîneur parisien. Une saison vraiment difficile qui explique les sourires francs mais si loin de l'effusion de joie qui accompagne d'autres succès. Un simple regard sur les derniers mois parisien suffit à tout expliquer.
Cette finale de Coupe aura également permis de mettre en exergue les qualités de certains maillons forts de cette équipe du PSG. C'est le cas de Claude Makelele, véritable taulier de l'équipe, qui avait tout gagné en club : La Ligue des champions, la Supercoupe d'Europe, la Coupe intercontinentale, le championnat d'Angleterre, d'Espagne, de France, des Coupes en Angleterre mais pas celle-là. Toujours aussi posé et avec un vrai sentiment de fierté après une finale vraiment bien maîtrisée. Un grand joueur présent dans les grands rendez-vous qui a su être le guide de son équipe lors de cette finale, jusqu'à lancer l'action du but de Guillaume Hoarau. "Je voulais frapper mais le défenseur était trop près. J'ai fait un crochet et servi Christophe (Jallet) qui a toujours une bonne frappe dans ces situations-là. Ça a marché", glisse le capitaine sourire aux lèvres. S'il n'a pas donné d'indications quant à ses intentions sur la prochaine saison, Claude Makelele pourra, quoiqu'il arrive, appréhender la suite des événements avec le sentiment du devoir accompli. Paris peut regarder l'avenir bien plus sereinement et peut remercier son capitaine.
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- 02 Mai 2010
