Sport
Paris fait le minimum
- Article
- 24 Janv. 2010
Après trois défaites consécutives toutes compétitions confondues, le Paris Saint-Germain a renoué avec le succès en s'imposant difficilement face à Evian-Thonon-Gaillard (3-1), en 16e de finale de la Coupe de France. Une victoire acquise grâce à un doublé d'Erding et un but de Hoarau pour des Parisiens qui n'ont pas vraiment convaincu et seront encore attendus au tournant dimanche prochain à Lyon, en clôture de la 22e journée.
En quête d'un match référence en 2010, le Paris Saint-Germain devra encore patienter. Car la prestation fournie face à Evian Thonon Gaillard, en 16e de finale de la Coupe de France, n'a pas dû convaincre grand monde, après trois défaites consécutives toutes compétitions confondues et malgré une légère embellie entrevue face à Monaco. Malgré la victoire 3 buts à 1 et le billet décroché pour les huitièmes de finale d'une compétition qui pourrait bientôt se transformer en dernier accessit pour l'Europe, les Parisiens n'ont guère brillé face à l'actuel troisième du National, ne se détachant que dans les arrêts de jeu grâce au revenant Guillaume Hoarau, par ailleurs bien contenu par les défenseurs hauts-savoyards.
Titularisé pour la première fois de la saison aux côtés de Mevlut Erding, le Réunionnais a pu travailler ses automatismes avec le buteur turc, ce qui constitue l'une des rares bonnes nouvelles du moment pour le PSG, tout comme le retour imminent de la CAN de Stéphane Sessegnon, qui devrait être opérationnel dimanche prochain pour un déplacement délicat au Stade Gerland. En attendant, les Parisiens se contentent de cette victoire car comme le soulignait le capitaine Claude Makelele à l'issue de la rencontre, au micro d'Eurosport: "Le plus important c'était de gagner, même s'il n'y a pas la manière." Les joueurs de Bernard Casoni, à la tête de l'équipe depuis...vendredi, semblent d'entrée plus fringants, à l'image de Farina qui prend l'arrière-garde parisienne de vitesse et manque d'ouvrir le score dès l'entame du match (1ère). Une domination des visiteurs confirmée au cours d'un premier quart d'heure entièrement à leur avantage et que Cambon manque de concrétiser au tableau d'affichage, mais la frappe du capitaine n'est pas suffisamment appuyée pour tromper Edel (8e). Le portier camerounais préserve ensuite sa cage inviolée au prix d'une sortie déterminante devant Goussé, lors d'un face à face qui aurait pu faire très mal aux hommes d'Antoine Kombouaré, alors que le Parc commence à gronder (14e).
Les grands débuts de Grondin
Une nouvelle opportunité qui souligne encore les approximations coupables de cette équipe parisienne et notamment d'une défense sans mordant qui multiplie les erreurs techniques, à l'image d'une charnière Camara-Sakho guère rassurante et pas vraiment aidée par Armand. Ce sont pourtant les coéquipiers de l'ancien Nantais qui vont ouvrir le score sur leur première et unique occasion de la mi-temps. Pas totalement repliés après l'énorme opportunité qu'ils viennent de se procurer, les Hauts-Savoyards se font surprendre dans la foulée, Ceara trouvant la tête d'un Erding étonnamment seul (1-0, 15e). Pas de quoi décourager le club dont Sébastien Bazin est l'un des actionnaires à titre personnel, qui repart de plus belle mais ne parvient pas à forcer le décision au cours d'un premier acte décidément bien pauvre.
Les Franciliens prennent toutefois le contrôle du match après la pause, alors que la pluie s'est invitée sur la Porte de Saint-Cloud. Après Ponroy (43e), c'est ensuite au tour de Rambier d'être logiquement averti (53e), signe que les contacts deviennent de plus en plus rudes. Tout juste entré en jeu à la place de Chantôme, Maurice offre sur corner un doublé à Erding, le Turc profitant pleinement des brèves créées par Hoarau (2-0, 59e). On croit le match plié mais après une mauvaise passe de Giuly, Grondin, qui effectue ses grands débuts sous le maillot parisien, remplace Edel, touché à la cuisse, et encaisse un but sur son deuxième ballon, oeuvre de Bérigaud (2-1, 66e). Les Parisiens vont alors se faire peur jusqu'au bout, avant de se mettre finalement à l'abri grâce à Hoarau, qui envoie au fond des filets une belle passe en retrait de Maurice (3-1, 90e). Mais que ce fut dur...
- Article
- 24 Janv. 2010