Sport
L'Angola s'arrête là
- Article
- 24 Janv. 2010
L'Angola n'aura pas profité de son statut d'hôte pour rallier les demi-finales de la CAN pour la première fois de son histoire. Dimanche à Luanda, les Palancas Negras ont subi la loi du Ghana (0-1), surprises en première période par le Rennais Asamoah Gyan. Les Blacks Stars ont désormais rendez-vous avec le rescapé du quart entre la Zambie et le Nigeria.
"C'est le match le plus important de l'histoire du pays. Plus important encore qu'une qualification pour la Coupe du monde." En préambule de ce quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations, Manuel José n'avait pas manqué de planter le décor. Parvenu une seule fois par le passé à atteindre ce stade de la compétition, l'Angola se devait d'accomplir une performance inédite lors de sa CAN, en ralliant le dernier carré. Oui mais voilà, le Ghana ne l'entendait évidemment pas de cette oreille...
Onze fois la CAN s'est offerte au pays organisateur depuis sa première édition en 1957, ce ne sera pas le cas cette année. La faute aux Black Stars, bien sûr, mais aussi et surtout à la relative maladresse de Palancas Negras qui ont raté le coche à plusieurs reprises dans cette rencontre. Outre les frayeurs de Kingson, le portier adverse, inquiété à deux reprises en début de match par Addy, son propre défenseur (9e et 14e), les Angolais ont manqué par deux fois le chemin des filets qui leur était ouvert en première période. Au moins une fois de trop s'ils avaient voulu prétendre à la qualification...
Déjà l'heure des vendanges pour Manucho
Ironie du sort, c'est l'icône nationale Manucho qui s'est montrée la plus mal inspirée dans l'histoire. Privé de réalisation par la baraka de Kingson alors que Flavio lui avait déposé un véritable caviar sur la tête (30e) ou coupable de précipitation sur un tir trop enlevé consécutif à un nouvel éclair de lucidité de Flavio (44e), l'attaquant de Valladolid, hélas pour l'Angola, a oublié de se rendre décisif dimanche. A l'image de cette ultime opportunité en or, vendangée de sa tête, hors cadre, alors que Job avait fait le plus dur en l'alertant dans la surface (73e).
Orphelin de ses plus grandes stars pour cette CAN – les Essien, Mensah, Appiah ou encore Muntari manquant à l'appel – le Ghana de son côté a su faire avec les moyens du bord, comme lors du premier tour. Portée par sa génération dorée, celle des champions du monde des moins de 20 ans, la sélection aux étoiles noires s'en est remis à une belle ouverture d'Asamoah, ponctuée d'une frappe du droit de Gyan, le buteur du Stade Rennais (0-1, 16e), pour valider son billet pour les demi-finales. Un stade où les Ghanéens, troisièmes de la CAN 2008 et dont le dernier sacre continental remonte à 1982, attendent désormais les Super Eagles nigérians ou les Chipolopolos zambiens.
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- 24 Janv. 2010
