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Sharapova: "J'adore la pluie !"
- Article
- 20 Mai 2012
"Un match unique." C'est ainsi que Maria Sharapova a résumé sa finale victorieuse contre Na Li à Rome (4-6, 6-4, 7-6). La Russe, n°2 mondiale, a conservé son titre dans la capitale italienne malgré la pluie et une interruption de près de deux heures. "J'arriverai lancée" à Roland-Garros promet-elle, après ce deuxième titre décroché sur terre battue en 2012.
Maria, quel est votre sentiment après avoir remporté un match dans de telles conditions ?
C'était vraiment un match unique. Devoir attendre presque deux heures avant de revenir sur le terrain à 6-6 au troisième set d'une finale, c'est vraiment spécial. C'est un peu comme s'il ne pouvait pas y avoir de vainqueur et de perdante. Je suis d'autant plus contente d'avoir gagné.
Vous aviez déjà connu une telle situation ?
Ça m'est bien sûr arrivé plusieurs fois d'avoir des matches interrompus par la pluie, mais jamais au moment de devoir jouer un tie-break décisif. On ne savait même pas si on reviendrait sur le terrain aujourd'hui (dimanche) ou non ! C'est surtout beaucoup d'énergie dépensée, j'ai eu l'impression de m'échauffer pendant des heures (rires). En plus, à 6-4, 4-0 contre moi, je n'étais plus dans le match, elle ramenait tout et jouait tellement bien...Puis je suis remontée et lorsque je suis revenue sur le court à 6-6 au troisième set, je me suis dit de faire comme si un nouveau match commençait et de donner toute mon énergie.
Y-a-t-il un moment dans le troisième set où vous vous êtes dit que cela devenait ridicule de continuer à jouer sous une telle pluie ?
C'était difficile car le court était très glissant, mais l'arbitre nous a dit que la décision nous appartenait. Et elle comme moi souhaitions continuer.
"La patience est importante sur terre battue"
Cela fait deux années de suite que vous gagnez le tournoi malgré la pluie. On dirait que vous aimez qu'il pleuve !
Oui, j'adore la pluie, surtout lorsque je m'entraîne en Californie. Car là-bas il n'y a pas de courts en indoor alors dès que je vois qu'il pleut je me dis : " Cool!" (rires). Je me rappelle notamment d'un match en particulier pendant lequel la pluie m'a aidé, c'était en demi-finales de Wimbledon l'année où j'ai remporté le tournoi (en 2004). J'étais largement mené par Lindsay Davenport et il avait commencé à pleuvoir. J'étais déjà en train de réserver mon billet d'avion de retour et mon père m'a dit: "Tu vas faire tourner ce match !". Et c'est ce que j'ai fait (2-6, 7-6, 6-1). C'est vraiment le plus souvenir le plus marquant de ma carrière en rapport avec la pluie.
Au début de votre carrière, imaginiez-vous être un jour aussi dominante sur terre battue ?
"Dominante" me paraît être un grand mot. Certes, je me suis améliorée au fil des ans et je suis beaucoup plus compétitrice sur terre battue, mais cela s'explique par les progrès physiques que j'ai effectués. La patience est quelque chose de très important sur terre battue, et je n'ai jamais été très douée pour ça, mais le fait de progresser physiquement m'a permis de devenir plus patiente. Je n'ai quasiment rien changé dans mon jeu, mais je bouge et glisse mieux, et surtout je tiens davantage les longs échanges et je récupère mieux entre les matches. C'est vraiment dans le domaine physique que j'ai progressé le plus.
Battre la tenante du titre de Roland-Garros dans des conditions lentes (en raison de la pluie) qui a priori ne vous avantagent pas, ça vous inspire quoi à une semaine de Roland-Garros ?
C'est sûr que c'est bon pour la confiance de battre une joueuse aussi talentueuse, et qui bouge et défend extrêmement bien sur terre battue. J'arriverai à Paris lancée. La semaine de repos dont je vais maintenant bénéficier va m'être profitable et va me permettre d'arriver à Paris au top physiquement.
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- 20 Mai 2012
