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Avertie 5 fois, Sharapova n'a aucune excuse

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  • 09 Mars 2016
Avertie 5 fois, Sharapova n'a aucune excuse

Faut-il croire Maria Sharapova lorsque la Russe affirme qu'elle ignorait que le meldonium, la substance à laquelle elle a été contrôlée positive lors du dernier Open d'Australie, venait d'être inscrit sur la liste des produits bannis par l'agence mondiale antidopage (AMA) ? Sa bonne foi est en tout cas écornée lorsqu'on apprend que l'ancienne n°1 mondiale a été avertie au moins à cinq reprises par les instances mondiales du tennis que l'inscription du produit incriminé sur la liste des substances dopantes interviendrait à compter du 1er janvier.

Selon le Times, courant décembre, on décompte ainsi trois correspondances de la Fédération internationale de tennis (ITF) et deux de la Women's tennis association (WTA) prévenant que l'usage du meldonium - connu aussi sous le nom de mildronate - allait être interdit. L'AMA avait également délivré une notice dès septembre dernier.

10 ans de traitement

Des communications qui incluaient la liste des produits bannis le 3 décembre, un lien vers les derniers documents mis en ligne sur le site de l'ITF le 7 décembre et une notification supplémentaire de la WTA le 11 décembre. Le 22 décembre, un autre lien était fourni aux joueurs et aux joueuses via un e-mail - auquel Sharapova a fait référence - avant un rappel final de la WTA le 29 décembre.

Des informations déjà confondantes pour la Russe et son système de défense que compromettent également les retours de la compagnie qui produit le meldonium. A l'origine, un traitement médical qui améliore la fluidité du sang et que l'on retrouve dans la pharmacopée très douteuse des athlètes issus de plusieurs pays de l'Est et, en particulier, de la Russie. Comme le démontre l'ARD, la chaîne allemande, qui, sur la base d'une étude de 2015, met en évidence la présence du meldonium dans l'organisme de 724 athlètes russes sur 4 316 cas étudiés.  

Sharapova affirme qu'elle l'utilise comme médicament depuis dix ans afin de traiter du diabète ou encore des irrégularités cardiaques. Or, selon un porte-parole de Grindeks, qui produit le medonium, "Un traitement au meldonium peut varier entre quatre et six semaines et peut-être répété deux à trois fois par an. Il ne doit pas être prescrit pour traiter le diabète."

Il apparaît par ailleurs évident que le meldonium est connu depuis longtemps pour sa capacité à améliorer les performances sportives. Avant son inscription sur les listes de l'AMA, Ivars Kalvins, l'inventeur de la molécule, déclarait dans un journal scientifique publié en Lituanie: "Mildronate améliore les propriétés d'endurance et les capacités aérobies des athlètes, et ne provoque pas d'effets indésirables."  

Encore la Russie

Informée le 2 mars de son contrôle positif, Sharapova sera suspendue de manière provisoire à compter du 12 mars. Elle encourt en théorie une suspension d'une durée de quatre ans. Mais des sources au sein de l'AMA estiment que cette suspension pourrait ne pas excéder un an. Jeff Tarango, l'ancien coach de la championne, estime qu'elle pourrait être comprise en quatre et six mois.

C'est en attendant un nouveau coup porté à l'encontre d'un sport russe qui doit déjà faire face à la menace d'une interdiction de participation de ses athlètes aux prochains JO de Rio cet été (5-21 août). Vitaly Mutko, le ministre des sports russe, a lui-même confirmé que l'usage du meldonium était répandu: "Malheureusement, c'est une substance que beaucoup d'athlètes utilisent. Je pense qu'il y aura d'autres cas, assure-t-il, ajoutant que le scandale devrait "apporter de la joie à nos « amis »." Comme si le sport russe était victime d'un complot. "C'est une honte pour Masha (Sharapova). J'espère que nous la reverrons encore sur le court et nous sommes prêts à la soutenir."

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