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Nadal: "La même motivation"

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  • 27 Mai 2012
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Nadal: "La même motivation"

Tenant du titre, et lauréat de six des sept dernières éditions, Rafael Nadal revient à Roland-Garros avec le même appétit qu'à ses débuts. S'il se félicite de son niveau de jeu sur terre battue ces dernières semaines, l'Espagnol affirme que ses titres à Monte-Carlo, Barcelone et Rome sont déjà derrière lui et qu'il repart à zéro avant le Grand Chelem parisien.

Vos résultats sur terre battue sont extraordinaires cette année. Où en êtes-vous de votre jeu ?
C'est vrai que j'ai très bien joué. J'ai commencé 2012 en jouant très bien en Australie. Puis je me suis arrêté pendant un mois et j'ai bien joué à Indian Wells. J'ai atteint les demi-finales à Miami avant de commencer la saison sur terre battue.
J'ai joué à un très bon niveau à Monte-Carlo, Rome et Barcelone. Je joue bien actuellement. Cela ne veut pas dire pour autant que je vais tout gagner ici. C'est un autre tournoi. Cela veut avant tout dire que j'ai trois titres de plus à ma ceinture. J'arrive à Paris en confiance. Je vais faire de mon mieux pour être au top de ma forme, être très compétitif et tout faire pour gagner à nouveau.

vous avez battu Djokovic deux fois cette année sur terre battue alors que l'an dernier vous aviez perdu tous vos matches contre Novak. Qu'avez-vous changé dans votre jeu depuis l'Open d'Australie ?
Je trouve que j'avais joué fantastiquement à Melbourne. J'avais joué l'un des meilleurs tournois de ma vie en Australie. J'ai eu mes chances contre lui sur ce match. J'ai perdu. C'est le jeu, parfois vous gagnez, parfois vous perdez. J'ai perdu contre lui à sept reprises d'affilée, dont des finales importantes. Mais j'avais eu des opportunités à Indian Wells, ainsi qu'à Miami, rappelez-vous. J'ai eu également ma chance à Wimbledon, à l'US Open. J'ai eu ma chance en Australie. Sur tous ces matches, parfois cela se décide à quelques points. J'ai perdu. À Rome, au premier set, nous étions très, très proches. C'était un set très serré. Quelques points ont changé le résultat. Ce sont les points décisifs que j'ai gagnés. C'est la raison pour laquelle je l'ai battu.

Les médias parlent toujours du Big Four. Il y a en fait trois joueurs, vous, Novak et Roger qui gagnez les tournois du Grand Chelem. Comment expliquez-vous que trois joueurs dominent autant ?
C'est ce qu'il se passe depuis deux ans. Cela ne veut pas dire que cela va durer à l'avenir. Tous les tournois sont différents. Quand on commence un tournoi comme celui-ci ou celui de Wimbledon, d'ici à quelques semaines, on regarde le tableau et on se rend compte que n'importe quel joueur peut faire un très bon résultat. Il y a un petit groupe, il n'y a pas une personnalité qui se distingue, il y a un petit groupe. Si on parle du tournoi de Rome, la semaine dernière, Novak avait joué un match très, très difficile contre Monaco au deuxième tour. Il peut donc perdre un match. J'avais joué un match très difficile aussi contre Berdych, contre David (Ferrer) également. J'aurais pu perdre un match. Finalement, en finale, vous auriez pu avoir deux autres joueurs. Voilà ce qui s'est produit à Rome. Cela ne veut pas dire que la situation va se reproduire à Roland-Garros ou à Wimbledon. Moi je ne vois pas simplement trois joueurs. Je vois beaucoup de joueurs fantastiques. Tous les tournois sont ouverts, ouverts à pratiquement tout le monde.

Vous allez tenter de gagner un septième titre à Paris, ce qu'aucun joueur n'a réussi. Est-ce différent des autres années ?
Chaque tournoi est différent. On me pose souvent la question sur le record de victoires de Borg ici que j'ai égalé l'an dernier. Mais ce qui est différent, c'est que c'est une nouvelle année, un nouveau tournoi de Roland-Garros. Franchement, ce tournoi est suffisamment important par lui-même. J'ai six titres, beaucoup plus que ce dont j'avais rêvé. Je reviens ici avec la même motivation que chaque année. Je veux bien jouer. Ensuite, on verra bien. Je ne vais pas être plus motivé parce que j'ai déjà six titres et que je peux éventuellement remporter le septième. Non ! Je n'étais pas plus motivé en 2005, quand je suis arrivé ici, que je ne le suis aujourd'hui, ou en 2010, après avoir perdu en 2009. La motivation est toujours là.

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  • 27 Mai 2012
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