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Nadal s'en est-il remis ?

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  • 28 Janv. 2012
Nadal s'en est-il remis ?

Pire cauchemar de Rafael Nadal l'an dernier, Novak Djokovic se dresse sur la route de l'Espagnol dès la première grande finale de l'année, ce dimanche à Melbourne. C'est justement à chaque fois en finale, et ce à six reprises, que le roi de la terre battue avait plié face au n°1 mondial en 2011. Une série en cours qui trottera forcément dans la tête du Majorquin à l'heure de viser un 11e sacre en Grand Chelem.

Rafael Nadal a terminé l'année 2011 assez abattu. Le Majorquin, amoureux du tennis depuis qu'il est en âge de tenir une raquette, avait même "perdu la passion du jeu". La cause n'est pas à chercher bien loin : l'émergence de son pire cauchemar, Novak Djokovic, capable de le battre six fois sur six en une saison. Personne ne l'avait jamais fait. Marqué moralement par la nouvelle domination du Serbe, capable aussi de le faire plier sur terre battue, son royaume, l'Espagnol a clairement accusé le coup, qu'il le veuille ou non, au point de terminer l'année usé psychologiquement.

Il n'a pas tardé à rebondir, se qualifiant pour la finale de l'Open d'Australie, son premier grand objectif de la saison qui s'ouvre. Et le gaucher de Manacor ne va pas tarder à savoir s'il est guéri ou non du syndrome Djokovic puisque c'est le Serbe qui se dresse sur sa route, dimanche à Melbourne. "Tout le monde estime que Djokovic sera difficile à battre. Pas moi, avait clamé le n°2 mondial début janvier à Doha. Vous ne pouvez pas être au top en permanence." Il va donc avoir une première occasion de joindre le geste à la parole sur la Rod Laver Arena où il croisera le fer avec Djokovic pour la 30e fois de sa carrière. Nadal possède encore un léger avantage, 16 à 13, mais ses six revers en 2011 ont clairement inversé la tendance. Pire, et c'est peut-être cela qui tracasse le plus l'Espagnol, c'est en finale qu'il a perdu tous ses duels l'an passé (Indian Wells, Miami, Madrid, Rome, Wimbledon et US Open).

Le bon moment de reprendre l'avantage

Assez étrangement, il n'y a qu'à Madrid et Rome, ses deux défaites concédées sur terre battue, que le sextuple vainqueur de Roland-Garros avait cédé sans gagner un seul set. Mais à la vue de ce qu'ont montré les deux joueurs depuis le début de la quinzaine à Melbourne, Nadal ne retrouvera certainement pas la même machine à gagner face à lui dimanche sur le ciment australien. Sur le fil physiquement, aussi bien face à Hewitt, Ferrer et Murray, Djokovic ne dégage plus la même impression de facilité qu'il y a quelques mois, au point d'être passé tout près de l'élimination en demi-finales. L'Espagnol, qui n'a pas raté une miette du marathon du Serbe vendredi quand lui profitait de la première de ses deux journées de repos avant la finale, partirait presque avec les faveurs des pronostics.

Bien plus en jambes qu'on le croyait quand il se plaignait de ses genoux en arrivant à Melbourne, "Rafa" est monté en puissance au fil des tours. Et en prenant une nouvelle fois le meilleur sur Roger Federer jeudi, il a fait le plein de confiance avant de viser un onzième titre en Grand Chelem. Même si le problème reste pour le moment entier. L'ascendant psychologique qu'il possède sur le Suisse est aujourd'hui le même que celui de Djokovic sur sa propre personne. Et Nadal est bien placé pour savoir à quel point il peut suffire pour faire la différence dans les moments clés. A lui d'inverser la tendance, s'il le peut.

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  • 28 Janv. 2012

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