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Bienvenue à Djokoland

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  • 28 Janv. 2012
Bienvenue à Djokoland

Si l'Euro de handball se déroule actuellement en Serbie, et commence à déchaîner les passions, il reste un homme qui passionne les foules tout au long de l'année. Cet homme, c'est Novak Djokovic. Auteur d'une année 2011 dantesque, après sa Coupe Davis gagnée à Belgrade, "Nole" est un dieu vivant au pays. Un terreau parfait pour développer son business, au moment d'affronter Rafael Nadal, en finale de l'Open d'Australie.

"Menu sans gluten." Si vous débarquez au Novak Café, ne vous étonnez pas qu'on vous présente, en plus du menu traditionnel, un menu garantie sans gluten. Fervent défenseur de ce régime, qu'il estime à la base de sa réussite actuelle (le gluten était selon lui la cause de ses coups de pompe réguliers sur les courts), Novak Djokovic l'a en effet inclus à la carte de son propre restaurant. Au Novak Café, on peut donc faire comme son idole, et se passer de blé, d'orge ou de seigle, tous ces céréales néfastes au joueur serbe, désormais numéro un mondial. Un détail parmi tant d'autres, dans le business de "Nole" et de sa famille.

Car en Serbie, Novak Djokovic est un dieu vivant. Dans ce pays, on aime idolâtrer les vainqueurs. Et depuis plus d'un an, le "Djoker" gâte ses supporters, en ayant pratiquement tout raflé sur son passage, depuis la Coupe Davis 2010 remportée dans la bouillante Beogradska Arena. Et si actuellement, les équipes serbes sont en lice dans les finales européennes de handball et de water-polo, le joueur de tennis garde une place toute particulière dans le coeur de ses compatriotes. "Le handball et le water-polo c'est bien, mais Novak c'est autre chose", glisse Senja, le sourire aux lèvres.

Pourtant, quand vous arrivez à la "Novak Tennis Academy" en pleine demi-finale de l'idole, face à Andy Murray, l'endroit ne respire pas la ferveur. Les cours sont cachés sous une épaisse couche de neige. Seuls un père et son fils sont au bar, scotchés devant les exploits du héros. Il est alors temps de visiter les lieux, terres du tournoi de Belgrade, né de la seule volonté de Novak, et de sa famille. Tout y est, boutique où les goodies à la gloire de l'enfant du pays pullulent, salon de coiffure "Novak", restaurant "Novak", spa "Novak".

"Ouvrir d'autres restaurants en Europe"

"Nous avons ouvert ce centre pour les jeunes tennismen en 2009", explique le manager de ce complexe où une dizaine d'enfants entre 10 et 14 ans évoluent donc sous la coupe de quelques entraîneurs de renoms. "Novak et sa famille ont voulu donner à des Serbes une chance d'avoir de belles conditions pour progresser", ajoute le patron des lieux, plutôt fier de présenter la salle des trophées, où Novak Djokovic entrepose les reliques de ses exploits. Pour le reste, la famille Djokovic compte bien développer la marque "Novak". Les restaurants commencent d'ailleurs à ouvrir dans d'autres villes, comme à Novi Sad. "On souhaite continuer de grandir en Europe pour ouvrir d'autres restaurants", lâche l'ambitieux manager.

Dernier levier économique pour faire parler de la marque "Novak", le tournoi créé de toutes pièces par la famille, en 2009, et remporté à deux reprises par le fiston. "On devrait rester un 250, mais on espère bien pouvoir attirer de plus en plus des joueurs mieux classés, et donc d'autres sponsors pour plus d'argent", explique le gérant des lieux, qui ne perd donc jamais le nord. Pendant ce temps, beaucoup plus au sud, Novak Djokovic va de son côté tenter de remporter son troisième Open d'Australie face à Rafael Nadal. Une victoire de plus pour entretenir le mythe au pays. Sans oublier le business...

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