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Murray, la bonne habitude

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  • 25 Janv. 2012
Murray, la bonne habitude

Pour la cinquième fois consécutive, Andy Murray sera du dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem. Mercredi, l'Ecossais n'a pas eu à forcer pour se frayer un chemin jusqu'en demi-finale de l'Open d'Australie, bourreau du Japonais Kei Nishikori en trois sets (6-3, 6-3, 6-1). Il y affrontera le Serbe Novak Djokovic ou l'Espagnol David Ferrer. Un adversaire qui à Melbourne lui rappellera forcément des souvenirs...

A la vue de ce match, Jo-Wilfried Tsonga pourra certainement nourrir des regrets. Comme Gaël Monfils a pu en avoir en découvrant la prestation de son bourreau, le Kazakh Mikhail Kukushkin, deux jours plus tôt contre ce même Andy Murray. Kei Nishikori, l'homme qui a mis fin au parcours du n°1 tricolore lundi, n'a pas fait le poids contre l'Ecossais, ce mercredi, en quarts de finale de l'Open d'Australie. Pourtant le Britannique n'était pas forcément dans un bon jour...

Entre les deux joueurs, le scénario semblait écrit d'avance, déjà éprouvé la saison passée à Shanghai lorsque Murray étrilla Nishikori en demie (6-3, 6-0). Pas de bulle, cette fois, pour le Nippon mais une petite correction tout de même. Un score sans appel de 6-3, 6-3, 6-1, signé en à peine plus de deux heures. Sévère... mais juste. Et surtout logique au vu du pedigree du quatrième joueur mondial. Alors que le Japonais découvrait le stade des quarts de finale en Majeur, le natif de Dunblane a rallié aujourd'hui le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem pour la cinquième fois consécutive. Mieux, depuis l'édition 2010 de l'Open d'Australie, Andy Murray a pris l'habitude de ne perdre à Melbourne qu'une fois la finale atteinte.

Est-ce là son destin, une fois encore ? Difficile de répondre par l'affirmative alors que son prochain adversaire aura les traits de Novak Djokovic ou David Ferrer. Soit le tenant du titre, le joueur qui l'an dernier ne fit qu'une bouchée de lui en finale, ici, sur le court de la Rod Laver Arena (6-4, 6-2, 6-3). Ou celui qui la saison passée lui donna tant de fil à retordre en demi-finale, un Espagnol qui alors vendit chèrement sa peau, en quatre sets dont deux tie-breaks en sa défaveur (4-6, 7-6, 6-1, 7-6).

Peut mieux faire...

Quelle que soit l'identité de son futur opposant, Andy Murray devra à coup sûr revoir sa copie vendredi. "Il faudra que j'améliore mon service, reconnaissait l'Ecossais au micro de Todd Woodbridge à l'issue de son combat du jour. En retour ça allait mais bon, je dois vraiment faire mieux sur ma mise en jeu." Avec 44% de premières balles passées seulement, l'intéressé a il est vrai péché dans ce secteur ce mercredi. Une défaillance qui ne pardonnerait sans doute pas devant un adversaire de la trempe de Djokovic ou Ferrer.

Murray le sait, s'il a à ce point survolé les débats dans ce quart, c'est parce que Nishikori était déjà cuit, vanné par ses précédents duels, contre Julien Benneteau et Jo-Wilfried Tsonga notamment. "Le public réagissait beaucoup aux points spectaculaires de Nishikori, alors je l'ai fait taire... soufflait malicieusement le Britannique sur le court sitôt sa qualification acquise. Je crois que c'était très dur physiquement pour Kei aujourd'hui, vu les matches qu'il a dû jouer auparavant."

Avec ses 10 petites heures passées sur le court jusqu'alors - en cinq tours - Andy Murray est lui frais comme un gardon. Ses 21 montées gagnantes au filet - pour 25 tentatives - attestent de son explosivité et de sa lucidité. Ses 27 fautes directes et 7 balles de break converties en 18 opportunités moins... Ivan Lendl peut néanmoins rester serein, son poulain continue d'avancer masqué dans cet Open d'Australie, sans avoir à forcer son talent ou à briller. Sans avoir à montrer véritablement ses nouvelles cartes. A 25 ans, Andy Murray est peut-être à la veille d'un premier sacre majuscule. Reste à voir à l'oeuvre le frais lauréat du tournoi de Brisbane, crédité de 10 victoires en autant de parties en 2012, face à l'un de ses homologues: un membre du fameux Top 4.

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  • 25 Janv. 2012

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