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Tsonga ouvre la porte

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  • 10 Mars 2012
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Tsonga ouvre la porte

Sans coach depuis 11 mois et sa séparation d'avec Eric Winogradsky, Jo-Wilfried Tsonga, plus épanoui que jamais, n'a pas écarté l'idée de retravailler avec un entraîneur, notamment en vue de la saison sur terre. Mais le Manceau, éphémère n°5 mondial, ne regrette rien de cette expérience qui lui a permis de gagner en maturité, mentalement et physiquement. A confirmer dimanche contre Michael Llodra.

Il est passé de la 17e à la 6e place du classement ATP, après un court passage par le cinquième rang de la hiérarchie mondiale. D'un point de vue strictement comptable, l'expérience solitaire de Jo-Wilfried Tsonga, séparé depuis début avril de l'année dernière d'avec Eric Winogradsky, qui a été pour lui "comme un tuteur, limite comme un second père", est convaincante. En onze mois, le Manceau a remporté trois tournois (Vienne, Metz et Doha), disputé trois finales (Queen's, Bercy et Masters) et une demi-finale de Grand Chelem (Wimbledon). Presque une surprise pour l'intéressé, plus épanoui que jamais dans ce mode de fonctionnement sans entraîneur. "Ce que je ne savais pas, c'est que j'allais faire une année de malade, « kiffer » et me rendre compte que ce système me convenait aussi bien", révélait-il vendredi lors d'un entretien accordé à L'Equipe à la veille de son entrée en lice à Indian Wells.

Bien dans sa tête, bien dans son corps, le Français a logiquement traduit ce sentiment de plénitude par des résultats. Et donne la sensation d'être devenu enfin un homme. "Je pense surtout que j'ai rattrapé le retard que j'avais, dit-il au quotidien sportif. Au niveau de la maturité. J'étais arrivé à un stade où je croyais tout connaître, alors qu'en fait, je ne connaissais rien. (...) J'ai vu que mentalement, il y avait encore des choses à faire (...) Je n'avais pas vraiment creusé les trucs en profondeur. Je me laissais porter..." Aujourd'hui, Tsonga est un grand garçon qui décide de son programme, de sa préparation physique, des tournois à cibler. Et s'il aurait aimé aller plus loin que le stade des huitièmes de finale à Melbourne, battu par le Japonais Kei Nishikori en cinq manches, le n°1 français réussit un début de saison prometteur.

Mais Tsonga n'est pas homme à se reposer sur ses lauriers. "Je ne me laisse pas le droit de rater, d'où mes problèmes de comportement parfois", rappelle-t-il. Et se laisse donc le choix de rappeler quelqu'un à ses côtés, et pourquoi pas en vue de la saison sur terre battue qui démarrera début avril. Reste à définir le profil de son futur entraîneur... "Ce qui m'intéresse, ce n'est pas forcément d'avoir un nom, dit-il en référence à l'attelage Murray-Lendl. Le côté humain est très important. Pour me faire passer des messages, il faut que j'ai un feeling avec la personne, un certain respect." Et dans ses petits papiers figure Winogradsky, avec qui il est resté en très bons termes. "Honnêtement, j'avoue que si je reprends un coach très prochainement, Eric fera partie des premières personnes avec qui j'irai discuter, avoue-t-il. On repartirait forcément sur une base très différente..." Car Tsonga est un homme différent. Et un joueur différent. "J'ai l'impression que c'est une nouvelle carrière qui commence", résume-t-il. Premier rendez-vous de cette nouvelle carrière dimanche face à Michaël Llodra, tombeur d'Ernests Gulbis.

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