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C'était "Nalluche"...

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  • 13 Mars 2012
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C'était "Nalluche"...

Si son irréprochable carrière internationale méritait à coup sûr une toute autre sortie, c'est bien sur une amère défaite face au rival anglais que l'histoire de Lionel Nallet en équipe de France a trouvé dimanche son point final. Une 74e sélection et un parcours salués comme il se doit par ses pairs.

Vingt-cinq minutes d'un dernier crunch, au relais de celui qui préfigure déjà l'avenir au poste de deuxième ligne, Yoann Maestri, et Lionel Nallet s'en est allé. Une 74e et dernière sélection en bleu au goût amer de la défaite (22-24) face à l'ennemi héréditaire qui scelle la carrière internationale de celui que ses partenaires avaient fini par affubler du surnom de "Nalluche". Le "deal" révélé par Philippe Saint-André ne pardonnait pas ce revers face à l'Angleterre, synonyme de Tournoi perdu pour les Bleus et donc de fin de parcours pour Nallet.

Alors que Servat et Bonnaire bénéficieront d'une ultime prolongation à Cardiff, le Bressan est donc invité à tourner la page. Et les hommages de ses pairs suffisent à donner une idée de la considération inspirée par le joueur tout au long de ses douze années en bleu. De la jeune génération aux plus anciens, le même respect. Maxime Mermoz a beau n'avoir côtoyé Nallet en sélection que durant ces quatre dernières saisons, l'hommage affectueusement rendu à l'intéressé sur Twitter classe son homme: "Un homme en or vraiment... beaucoup de respect pour toi nalluche... bizz poulet !" Son compère de toujours, Sébastien Chabal, n'en pense évidemment pas moins: "Tu aurais mérité de faire ce dernier match (même si les choses étaient claires depuis le début). Un grand joueur quitte les Bleus."

Nallet: "Que de bons souvenirs et de plaisir d'avoir joué autant pour mon pays..."

Un grand joueur qui aura su construire sa carrière en équipe de France avec la patience du sage. Capable de ravaler les déceptions d'un premier Mondial raté en 2003, puis d'un second vécu dans l'ombre, sur le banc des remplaçants, malgré les évidences, en 2007, avant que Nallet ne frôle son Graal lors d'une Coupe du monde 2011 achevée en finale et dont il restera comme l'un acteurs principaux au sein de l'équipe de Marc Lièvremont. Une ère, dont il sera avant Thierry Dusautoir le premier capitaine (15 matches, 15 titularisations, 15 capitanats), mais aussi le deuxième ligne attitré avec 29 titularisations en 36 matches. Une trajectoire en bleu que le Racingman aura tracé avec la même sérénité, sans jamais se départir de cette force tranquille.

"Je voulais remercier vivement Lionel Nallet par rapport à son état d'esprit, son professionnalisme". Philippe Saint-André a lui-même rendu un vibrant hommage au jeune retraité international, dont l'avenir en club devrait se décanter sous peu: "C'est un monument du rugby français et un joueur exemplaire avec une attitude fantastique, salue "PSA". J'ai eu la chance de l'entraîner à Bourgoin, de le retrouver en équipe de France. (...) Je voulais le remercier, il a une attitude dont beaucoup de joueurs devraient apprendre", ajoutera-t-il. "J'étais content qu'il soit présent au début de l'expérience pour amener aux jeunes son approche, son humilité, son professionnalisme et son état d'esprit positif en tant que titulaire ou remplaçant."

Le mot de la fin pour "Nalluche" qui, à 35 ans, vit avec son temps et conclut sur Twitter: "Une page de ma carrière se termine, mais que de bons souvenirs et de plaisir d'avoir joué autant pour mon pays..."

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  • 13 Mars 2012
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