News Euro 2012
Darleux: "L'eau à la bouche"
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- 19 Juin 2012
A peine trois semaines après sa qualification pour les Jeux Olympiques, l'équipe de France s'est retrouvée à Capbreton, mardi, pour démarrer sa préparation pour Londres. Dans une ambiance enthousiaste, Cléopâtre Darleux et ses coéquipières ont donc entamé le travail, pour arriver dans une forme optimum pour le début de la compétition. Une compétition qui fait rêver la jeune gardienne, qui ne cache pas sa hâte de se retrouver dans la capitale anglaise.
Cléopâtre, comment se sont passés les 15 jours de coupure avant cette préparation ?
Très bien. De toute façon les vacances se passent toujours bien en général (rires). J'ai fait une semaine à Brest, où il n'a pas fait très beau. Je suis ensuite passée de la pluie de Brest à une semaine au soleil, et ça a fait beaucoup de bien. Il fallait bien ça avant d'attaquer la prépa !
Quel est l'état d'esprit à l'heure d'aborder cette préparation ?
Tout le monde est revenu avec le plein d'enthousiasme et de force. On sait que la prépa va être très dure. On a toutes un objectif commun, on a toutes envie d'y arriver. C'est quand même plus facile de travailler quand on a cet enthousiasme-là.
Comment va être découpée la préparation ?
On mêle le handball et le physique. On a trois entraînements par jour au maximum. Le matin, au réveil, on fait de la PMA (puissance maximale aérobie, ndlr), donc de la course, du physique. Ensuite l'entraînement du matin c'est du handball, avec un renforcement musculaire, du gainage. Enfin le soir, c'est de la "muscu".
Vous êtes 20, il n'y aura que 14 élues, cette concurrence peut-elle nuire à l'ambiance au sein du groupe ?
Pour l'instant, l'ambiance est bonne. Après c'est clair que pendant les entraînements, je pense ça va un peu plus donner des coups, les filles vont essayer de défendre fort. Elles vont essayer de bien jouer pour gagner leur place. Mais je ne pense que ça puisse impacter sur la vie de groupe.
"Renverser la vapeur face à la Norvège"
Vous allez disputer des matches amicaux face à la Norvège, la Suède et le Danemark. Ces équipes sont dans votre groupe, est-ce une bonne chose ?
Oui. Ça va notamment nous faire travailler sur elles. Après elles vont voir notre jeu, mais nous aussi, donc ça ne change pas grand-chose. Ce sera de gros matches de préparation, et ça va nous aider à travailler. Pour nous ça ne peut être que bénéfique. Pour nous les gardiennes, ça nous permettra de connaître leurs "spéciaux", même si on les connaît déjà très bien.
Est-ce que pour ces matches amicaux, il y a une appréhension de la blessure, à l'approche d'une telle échéance ?
Il ne faut pas y penser. Si on pense à la blessure, on joue sur la retenue, et c'est quand on ne se donne pas à fond qu'on se casse. Il faut essayer de ne pas y penser. Il faut jouer tout simplement sans se retenir, car si on pense à la blessure, ça ne peut pas marcher. Et ça, c'est valable tout au long de la prépa. Et c'est d'ailleurs ça qui fait progresser, ce qui fait avancer.
Un mot sur votre groupe, et le premier match prévu face à la Norvège...
On rentre dans le vif du sujet tout de suite ! (sourire) Mais bon, on sait aussi que tous nos matches seront difficiles, car les autres équipes de la poule sont aussi de très bonnes équipes. Chaque match va être difficile. On va essayer de bien préparer ça. Il y a deux ans, à l'Euro, on a commencé par la Norvège, et ça a été difficile ensuite parce qu'on avait perdu. On perd souvent contre elles ces dernières années en compétition, mais on va essayer de renverser la vapeur.
Plus personnellement que représente les Jeux Olympiques ?
Ce sont mes premiers Jeux Olympiques, et plus le temps passe, plus ça donne envie d'y aller. J'ai vraiment hâte que ça commence. Déjà on est qualifié depuis peu de temps, et là on envie qu'Olivier livre sa liste des 14 joueuses, et de partir vers Londres. On voit des images, il y a des filles qui nous parlent des Jeux. On a vraiment l'eau à la bouche.
"Mon avenir ? En France pour 2013, mais pour l'instant ce sera l'étranger"
Avez-vous une idée de ce que vous allez faire une fois à Londres, hors handball ?
Je ne sais pas trop encore ! Déjà rien que dans le village olympique, on va voir tous les autres sportifs... Usain Bolt, Kobe Bryant... Moi j'aimerai bien aller voir l'athlétisme, après je ne sais pas si on aura le temps. Déjà on va pour le handball et gagner nos matches, et si on a du temps libre, on essaiera d'aller voir autre chose c'est clair.
Pour finir, votre club, Arvor 29, a été relégué en deuxième division mais a fait appel devant le CNOSF, où en est la situation, et que comptez-vous faire sur la relégation est confirmée ?
Je suis encore sous contrat pour un an. On est plusieurs dans cette situation-là. On attend que le CNOSF donne son avis. Ce n'est qu'à partir de là qu'on en saura plus. Si on est rétrogradé ou si on dépose le bilan, on sera libre, et dans ce cas, je changerai de club.
Plutôt vers l'étranger ?
Oui parce qu'en France il n'y a pas de propositions. Les clubs ont déjà leurs deux gardiennes. Ce sera en France pour 2013, mais pour l'instant ce sera l'étranger.
Ces histoires peuvent-elles parasiter votre préparation ?
Moi non. Je ne suis pas quelqu'un de stressée au naturel. Au contraire j'essaie de bien le prendre, et partir à l'étranger peut être une bonne expérience pour moi. Je n'étais pas préparée à partir, mais ça peut aussi m'apporter. On attend les résultats tranquillement, et je prendrai le temps ensuite. J'essaie de ne pas trop y penser et me concentrer sur les Jeux.
Vos coéquipières tricolores Julie Goïorani et Alexandra Lacrabère sont dans le même cas, en parlez-vous entre vous ?
Oui. Au moins on n'est pas toute seule dans la galère. Elles sont dans le même cas et on se soutient un petit peu. On essaye de ne pas trop se démoraliser. On attend tout simplement, et on espère que ça va se décider au plus vite. Pour l'instant on est dans l'attente.
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- 19 Juin 2012
