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L'équipe-type du Mondial

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  • 13 Juil. 2010
L'équipe-type du Mondial

Au lendemain du sacre de l'Espagne, il est temps de revenir sur les joueurs qui ont marqué cette XIXe édition de la Coupe du monde. Fort logiquement, la Roja s'impose comme le principal fournisseur de l'équipe-type du Mondial, avec cinq représentants. Avec trois joueurs, l'Allemagne, la formation la plus spectaculaire du tournoi, est aussi récompensée, tout comme l'Uruguay, les Pays-Bas et le Portugal.

Iker Casillas (Espagne)


On le disait moins impérial que les années précédentes. Au sortir d'une saison moyenne –pour lui- avec le Real Madrid, le capitaine espagnol n'a pas rassuré son monde au début de la compétition. Mais dès les quarts, "San Iker" est revenu. Un penalty de Cardozo stoppé et une double parade décisive dans le temps additionnel contre le Paraguay. Puis de nouveau en finale, il semblait imbattable. Robben, qui s'est heurté à lui à quatre reprises, peut en témoigner. Personne ne pouvait contester à Casillas le titre de meilleur gardien du Mondial.

Sergio Ramos (Espagne)


Et dire que José Mourinho envisage de le faire jouer dans l'axe la saison prochaine... Sur son flanc droit, Sergio Ramos s'est montré étincelant pendant les quatre semaines de compétition. Toujours aussi offensif, le latéral du Real a apporté le surnombre en permanence, avec sa technique exceptionnelle pour un défenseur. Dommage qu'il ait parfois manqué de précision dans ses centres, même si trouver Villa dans le domaine aérien n'était pas forcément chosé aisée. Mais défensivement, il n'a presque jamais été pris en défaut.

Arne Friedrich (Allemagne)


Joachim Löw a eu le nez creux. En titularisant Arne Friedrich, latéral droit de formation, dans l'axe de la défense pendant tout le Mondial, le sélectionneur allemand ne s'est pas trompé. Son association avec Per Mertesacker, imprenable dans le domaine aérien, a parfaitement fonctionné. Le futur joueur de Wolfsburg, impeccable dans le placement, a rayonné en Afrique du Sud, écoeurant tour à tour Rooney, Higuain ou encore Villa. Difficile de croire que le capitaine du Hertha Berlin sortait d'une saison terrible avec son club, relégué en deuxième division.

Carles Puyol (Espagne)


Le symbole de la défense de fer de l'Espagne, c'est lui. Carles Puyol, capitaine emblématique du FC Barcelone, a tenu la baraque pendant toute la compétition. Aux côtés de l'étonnant Piqué, le Catalan s'est régalé dans les duels, comme à son habitude. Parfois à la limite, comme face à Robben en finale, où il échappe de peu au rouge, il n'a jamais craqué. S'il n'avait pas le brassard, porté par Casillas, Puyol a joué à merveille son rôle de leader, se muant même en buteur décisif contre l'Allemagne. On comprend pourquoi Del Bosque veut le convaincre de continuer...

Fabio Coentrao (Portugal)


On aurait pu attendre Patrice Evra ou Ashley Cole, mais c'est bien le jeune arrière gauche du Portugal qui a crevé l'écran durant ce Mondial, et pas uniquement à cause de chevelure blonde. Fabio Coentrao, 22 ans seulement, a confirmé les espoirs placés en lui après son excellente saison avec Benfica. A l'aise pour défendre mais aussi pour porter le danger dans le camp adverse, il fait partie, au même titre que Meireles, Bruno Alves ou Eduardo, de ces Portugais qui n'ont pas déçu. Son avenir pourrait bien s'écrire loin de Benfica.

Xavi Hernandez (Espagne)


Positionné plus haut qu'à l'Euro 2008, dans un rôle légèrement différent de celui qu'il occupe à Barcelone, Xavi n'a rien perdu de son rayonnement. Avec derrière lui le "doble pivote" composé de Xabi Alonso et Sergio Busquets, le milieu du Barça a pu se consacrer à la création. Symbole du tici-taca à l'espagnole, il est sans aucune surprise le joueur qui a réussi le plus de passes dans ce Mondial (669 en sept matches !), atteignant certainement son apogée lors de la demi-finale contre l'Allemagne, avec 128 ballons touchés. A 30 ans, il a tout gagné. Ne lui manque plus que le Ballon d'Or...

Bastian Schweinsteiger (Allemagne)


On oublierait presque qu'il n'a que 25 ans. En l'absence de Michael Ballack, blessé juste avant la compétition, Bastian Schweinsteiger a pris les clés de l'entrejeu de la sélection allemande, comme il l'a si bien fait avec le Bayern Munich en 2010. Homme à tout faire au milieu de terrain, garant de l'équilibre de la Mannschaft, "Schweini" a couru, taclé, joué court, joué long, en fonction des besoins de son équipe. Si Thomas Müller et Mesut Özil ont tant brillé en Afrique du Sud, ils le doivent aussi au milieu du Bayern.

Thomas Müller (Allemagne)


Cinq buts, trois passes décisives, un titre de meilleur jeune et le soulier d'or, Thomas Müller a certainement réalisé, sur un plan personnel, un Mondial bien au-delà de ses espérances. Quasi-inconnu il y a un an, alors qu'il évoluait en troisième division allemande, Müller a connu une ascension exceptionnelle en l'espace d'une saison. Il s'est imposé à la pointe de l'attaque du Bayern, et sur le flanc droit de l'attaque allemande. Sans être le plus rapide, le plus technique ou le plus puissant, Müller joue terriblement juste. Et il n'a que 20 ans.

Wesley Sneijder (Pays-Bas)


Il est resté aux portes de l'Histoire. Sur la lancée d'une saison exceptionnelle avec l'Inter Milan, Wesley Sneijder a bien failli ajouter une Coupe du monde aux trois trophées (Championnat, Coupe d'Italie, Ligue des champions) remportés avec le club lombard, ce que seul le Roi Pelé a réalisé avec le Brésil et Santos en 1962. Durant ce Mondial, Sneijder a éclipsé Van der Vaart, pris le contrôle du jeu des Oranje, trouvé le chemin des filets à cinq reprises, et offert un ballon en or à Robben en finale. Le coup est passé si près...

Andres Iniesta (Espagne)


Il restera comme celui qui a offert à l'Espagne son premier titre mondial. Et ce n'est finalement que justice si c'est Andres Iniesta qui a endossé le costume du héros. Gêné par une élongation à la cuisse en début de compétition, il est monté en puissance, notamment dans la phase finale. Placé à gauche au coup d'envoi, ses permutations incessantes ont apporté du mouvement au jeu de la Roja. S'il a gâché deux opportunités lors de la finale, son abattage et son activité ont eu raison de la défense néerlandaise durant la prolongation. Lui aussi est candidat au ballon d'or.

Diego Forlan (Uruguay)


A 31 ans, Diego Forlan a certainement atteint le sommet de sa carrière durant le Mondial. Buteur en série sur les pelouses espagnoles depuis plusieurs saisons, l'attaquant de la Celeste s'est éclaté en Afrique du Sud, portant l'Uruguay jusque dans le dernier carré. Un exploit qui lui vaudra le titre de ballon d'or de la compétition, remis par Fifa. Buteur à cinq reprises, ses frappes lointaines contre l'Afrique du Sud et les Pays-Bas, son coup franc victorieux contre le Ghana, et sa demi-volée somptueuse contre l'Allemagne ont marqué cette édition 2010.

Ils auraient pu y être: Eduardo (Portugal), Diego Perez (Uruguay), David Villa (Espagne), Miroslav Klose (Allemagne), Asamoah Gyan (Ghana).

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  • 13 Juil. 2010

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