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Abily: "Monter en rythme"

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  • 11 Juil. 2012
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Après une mise en route tranquille contre la Roumanie (6-0), l'équipe de France de football féminin affronte mercredi soir, à Beauvais, la Russie pour son deuxième match amical en vue des Jeux Olympiques de Londres. A deux semaines de leurs débuts dans la compétition contre les Etats-Unis, les Bleues espèrent franchir un palier dans leur préparation, comme l'explique Camille Abily, la milieu de terrain de l'olympique Lyonnais.

Camille, avant de parler de la Russie, avez-vous effectué un débriefing de la dernière rencontre face à la Roumanie (6-0) ?
Oui, nous l'avons fait lundi, lors de notre retour à Clairefontaine après quelques jours de repos, même si Bruno Bini nous en avait un peu parlé dans les vestiaires après la rencontre. On a revisionné les images et on a pu parler de ce qui a été et de ce qui a cloché. Mais bon, contre les Roumaines, il n'y avait pas franchement de points négatifs. On a réussi à conserver un bon niveau de jeu malgré la faiblesse de l'adversaire et ce n'est pas toujours évident car on a parfois tendance à baisser de niveau contre une équipe inférieure. On a aussi su se montrer efficace.

Et physiquement, malgré une semaine de préparation physique auparavant, vous avez fait mieux que tenir bon...
C'est vrai mais, quand on a le ballon comme ça a été le cas face aux Roumaines, c'est plus facile. Mais tout le monde a fait les efforts et c'est également très positif. Après, au final, peu de joueuses ont disputé l'intégralité de la rencontre aussi... Pour ma part, j'ai joué 45 minutes, tout s'est bien passé. Et puis on commence à trouver de bonnes sensations.

Le "stage d'affûtage" a débuté ce lundi, quels vont être les axes de travail de ces prochains jours ?
Pour ce début de semaine, ce sera assez calme puisqu'on joue mercredi contre la Russie donc pas question de faire de trop gros efforts lundi et mardi. Là, on va travailler la vitesse et la vivacité. Nous avons fait du foncier la semaine passée, ce sera désormais de l'explosivité. Mardi matin, nous avons fait un nouveau test d'efforts sur six minutes pour situer le seuil de fatigue des joueuses. Et dans l'ensemble, tout le monde va bien, à part pour Sandrine Soubeyrand, dont on attend les résultats d'une IRM pour sa cuisse.

Et mercredi, c'est déjà la Russie qui se présente...
Oui, c'est bien car on monte crescendo sur le niveau des adversaires qui nous sont proposés. A priori, ce sera un match de préparation plus accroché. J'espère en tout cas car, si c'est du même niveau que la Roumanie... Pour un premier match, affronter les Roumaines était idéal mais, si on veut maintenant entrer progressivement dans les JO et monter en rythme, il nous faut des adversaires plus performantes. Ce sera le cas avec la Russie, et encore plus avec le Japon, le 19 juillet, à Charléty.

Connaissez-vous bien cette formation russe ?
Non, assez mal au final. Je l'ai jouée avec l'équipe de France mais c'était il y a longtemps. Bruno Bini n'était pas encore sélectionneur national donc ce devrait être en 2005 ou 2006. L'équipe a sans doute beaucoup changé. Par contre, avec l'Olympique Lyonnais, j'ai joué les deux meilleures équipes russes en Ligue des champions donc on devrait retrouver une grosse ossature en équipe nationale mercredi à Beauvais. Il y avait quelques joueuses de talent...

"A la Coupe du monde 2011, échouer à la quatrième place a été très frustrant"

Les Bleues semblent présenter un visage aussi bien technique que physique, considérez-vous que l'équipe dispose de plusieurs atouts ?
Oui, c'est une certitude. Nous avons dans notre groupe des joueuses très techniques, d'autres plus physiques, certaines ont une grande vitesse de course. Nous avons plusieurs armes et ce sera forcément utile aux Jeux Olympiques. Par exemple, contre les Japonaises ou les Coréennes, il se peut qu'on joue plus physique car ce sont de plus petits gabarits. Par exemple, sur le dernier match entre les Américaines et les Nippones, les joueuses des USA ont imposé un gros défi physique et, sur les vingt premières minutes, le Japon n'a pas vu le jour et a perdu le match. Nous avons la chance globalement de pouvoir nous adapter aux forces de l'adversaire alors qu'il est parfois difficile pour elles de faire pareil.

Dans ce cas, peut-on considérer que ne pas obtenir une médaille olympique à Londres serait un échec ?
Si nous n'accrochons pas de médaille, les gens le prendront comme un échec. Nous aussi sans doute, même si tout dépend de la façon dont se déroule la compétition. A la Coupe du monde 2011, échouer à la quatrième place a été très frustrant même si nous étions contentes de notre parcours. Contre les USA en demi-finales, nous avions manqué d'expérience et j'espère que cette défaite nous servira pour les JO.

Pour vous, est-ce un avantage ou un inconvénient de commencer vos JO par les Etats-Unis ?
Si on m'avait demandé un ordre, j'aurai préféré prendre les Etats-Unis sur le troisième match de poule. Comme au Mondial en fait. Nous avions battu le Nigeria et le Canada donc, déjà qualifiées, la troisième rencontre n'était que du bonus. Après, on peut considérer aussi que c'est une chance car on sera tout de suite dans le bain. Quoi qu'il en soit, ce ne sera pas un match décisif puisque ce sont les deux premiers et les deux meilleurs troisièmes qui se qualifieront pour le tour suivant.

Au final, quelle sera la clef selon vous pour des Jeux réussis à votre échelle ?
Ce qui est certain, c'est qu'on donnera tout. Le groupe n'aura pas de regrets après cette compétition, sauf si un poteau est sortant plutôt que rentrant sur une frappe. Après, il faudra qu'on soit surtout efficace, tant offensivement que défensivement. Ce sera très important car c'est sans doute ce qui nous a manqué à la dernière Coupe du monde en Allemagne.

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  • 11 Juil. 2012
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