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La FFF patauge

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  • 03 Juil. 2012
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Au cours d'une conférence de presse surréaliste qu'il a tenue debout, main dans la poche, face aux médias, un Noël Le Graët au discours difficile à cerner, a soutenu que Didier Deschamps restait la priorité de la Fédération française (FFF). Et annoncé la convocation de Nasri, Ménez, M'Vila et Ben Arfa devant la commission de discipline, en même temps que le gel des primes.

Le Comité exécutif de la Fédération française de football réuni ce mardi à Paris n'aura pas accouché des enseignements attendus. Pas de nouveau sélectionneur, pas de sanctions prises à l'encontre des trublions de l'Euro ukraino-polonais mais un Noël Le Graët confus et brouillon venu au-devant de la presse. Après une tirade aux allures de leçon destinée aux médias et déclamée debout, main dans la poche - "L'incident Nasri a complètement occulté le football. J'aurais aimé davantage de mesure. Vous en avez donné une image grossie" - le président de la FFF a tout de même abordé les sujets brûlants. Le plus évasivement possible...

De ce concile tenu au lendemain d'un Euro décevant sportivement comme éthiquement, une décision et une seule finalement a été prise: le gel de l'ensemble des primes initialement allouées aux joueurs. "On verra au fil du temps. Peut-être seront-elles redistribuées, peut-être pas", dixit Le Graët. Et l'intéressé d'annoncer la création d'une commission composée notamment du capitaine des Bleus, Hugo Lloris, du président du syndicat des joueurs ou encore d'un représentant du football amateur - commission qui aura pour but de réfléchir à la légitimité même des primes...

Pour le reste, la fédération a choisi de ne pas choisir, à l'image d'un Noël Le Graët qui aura enchainé les contradictions dans le discours. Oui Samir Nasri, Hatem Ben Arfa, Yann M'Vila et Jérémy Ménez seront sanctionnés, convoqués dans un premier temps par la Commission de discipline de la FFF, après leurs vacances respectives. "Je n'aime pas punir ou livrer une tête à l'opinion, mon rôle n'est pas de sanctionner, mais ils seront punis, sans pour autant qu'on en fasse des victimes, ils ne le méritent pas...", affirme le patron du football français, relançant de son propre chef le débat sur l'hymne national, manifestement cher à ses yeux.

Deschamps, premier nom de la "short-list"

Oui Didier Deschamps est le choix numéro un de la fédération pour succéder à Laurent Blanc aux commandes de l'équipe de France ; l'intéressé aurait demandé un temps de réflexion mais aucune proposition ne lui aurait été faite... "Ceux qui ont écrit que Didier Deschamps avait dit non se sont trompés. Il m'a confirmé que la fonction de sélectionneur fait partie de ses rêves, mais qu'il n'était psychologiquement pas disposé à prendre en mains l'équipe de France", souffle Noël le Graët, précisant que le désormais ex-entraîneur de l'OM a sollicité un délai dont l'expiration pourrait intervenir "en début de semaine prochaine".

Et d'ajouter: "C'est un très bon choix. Il fait partie d'une short-list mais s'il devait trop traîner, bien sûr que je prendrai d'autres décisions." Sur la fameuse short-list, pas de sélectionneur étranger, ni d'entraîneur de L1, assure le dirigeant breton, glissant sur le ton de la boutade: "Fernandez me plairait bien, mais le président Rousselot ne m'a pas donné le feu vert..." "Tout est possible" en revanche concernant une solution interne, à savoir Erick Mombaerts ou Francis Smerecki. Mais pas question de remettre la main à la poche comme ce fut le cas en 2010 pour débaucher Laurent Blanc, alors entraîneur des Girondins de Bordeaux. "Je ne paierai rien ! Bordeaux a fait la dernière bonne affaire..." La seule posture fermement assumée par Noël le Graët ce mardi.

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  • 03 Juil. 2012
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