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Fantastique le synthétique ?
- Article
- 20 Sept. 2010
Heureux Nancéiens et Lorientais ? Pas si sûr... Lors du tirage des 16e de finale de la Coupe de la Ligue, le sort a choisi de leur réserver les réceptions de leurs homologues Bordelais et Brestois. Un cadeau empoisonné pour deux équipes qui ont bien du mal à se faire respecter à domicile depuis le début de la saison. Pelouse synthétique oblige ?
"Les conditions de jeu étaient idéales. Je me répète mais si l'on ne se rend pas compte des bénéfices ce soir, ce sera le cas d'ici quelques mois, au creux de l'hiver." Au soir de la 2e levée de L1, malgré la défaite concédée au Moustoir devant Nice (1-2), Christian Gourcuff se voulait optimiste quant à l'adaptation de ses troupes au gazon synthétique. Certes l'hiver n'est pas encore là mais le bilan domestique des Merlus n'est pas des plus rassurants après six journées de championnat. Si les Bretons ont su se montrer maîtres de leur pelouse contre Lyon (2-0), leur revers devant Caen (0-1) le week-end passé interpelle. Les voilà flanqués déjà de deux revers à domicile, soit autant que la saison dernière sur l'ensemble de l'exercice.
Une semaine plus tôt, Lorient avait partagé les points avec Brest dans le Finistère (0-0) et le technicien lorientais n'avait pas hésité à critiquer le pré du stade Francis-Le Blé, inadapté à la pratique d'un bon football à ses yeux. Remarque audacieuse alors que le revêtement synthétique du Moustoir et de Marcel-Picot, l'antre de Nancy, fait débat depuis le début de la saison. "Je suis content de ne pas faire toute la saison là-dessus", avait notamment soufflé Stéphane Dalmat après la nette victoire de Rennes en Lorraine (0-3). Son entraîneur Frédéric Antonetti, lui, était allé plus loin: "J'étais sceptique avant, je le suis encore plus après. Je vous parie que Nancy va revenir à la pelouse rapidement. Personnellement, ce terrain me laisse un goût d'inachevé."
Une pelouse dangereuse ?
Pourtant, à l'image de Christian Gourcuff, Pablo Correa veut croire dans le bien-fondé de la démarche entreprise par son club à l'intersaison. "De toute façon, on ne pourra même pas tirer de conséquences à la fin de la saison. Ça se fera sur des années. Dire que ce terrain ne convient pas à Nancy, c'est n'importe quoi. Il faut s'adapter au terrain." Un message bien assimilé par Michaël Chrétien qui déclarait il y a quelques semaines: "Je pense qu'on a les qualités pour jouer dessus. On a beaucoup de joueurs de talent. Il faut s'appuyer sur cet outil de travail pour progresser et pour que ça devienne un avantage."
Seulement depuis cette sortie médiatique, l'ASNL a reçu deux fois, pour autant de défaites. Battus chez eux par les Toulousains (0-2) puis les Brestois (0-2), les Nancéiens n'ont du reste toujours pas trouvé la faille devant leur public. Préoccupant, même pour une formation qui la saison passée avait baissé pavillon à neuf reprises sur sa pelouse. Ballons qui fusent, perte d'appuis, tacles corrosifs... les conséquences du synthétique - en attendant les avantages hivernaux promis – semblent être autant de handicaps pour l'équipe qui le pratique un match sur deux.
Dans L'Equipe de lundi, le latéral gauche lorrain Reynald Lemaître lui imputait directement sa blessure contractée deux jours auparavant: "En disputant le ballon, mon pied gauche s'est bloqué dans le synthé et ma cheville a tourné. Avec le même geste sur herbe, j'aurais glissé et ce serait reparti..." Le jeu rapide développé sur ce gazon factice favorisant l'art du contre, les Brestois et les Bordelais, attendus respectivement à Lorient mardi et à Nancy mercredi, pourraient bien avoir l'avantage du terrain en 16e de finale de la Coupe de la Ligue...
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- 20 Sept. 2010