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Poitiers, la lutte finale
- Article
- 20 Avr. 2012
Champion de France en titre, Poitiers, dont les soucis financiers ne sont toujours pas réglés, entend bien conserver sa couronne face à Tours, ce samedi, à Coubertin. La tâche ne s'annonce pourtant guère aisée tant le meilleur ennemi tourangeau, leader de la saison régulière, se veut revanchard après sa finale perdue face à ces mêmes Poitevins, l'an passé.
"Une finale ne se joue pas, elle se gagne". Jean-Philippe Sol a donné le ton de cette rencontre couperet entre Tours et Poitiers. Outre le fait d'être le remake de la finale de la précédente édition, c'est aussi et surtout, ou devrait-on dire encore et toujours, un affrontement au sommet entre le leader de la saison régulière et son dauphin, qui ont une fois encore relégué les autres écuries de Ligue A au second plan. "On est restés premiers et deuxièmes durant tout le championnat ou presque. On a montré qu'on était les deux meilleures équipes du championnat", glisse Rafael Redwitz, le passeur brésilien du TVB. La domination des cadors tourangeau et poitevin sur le championnat de France aura pourtant été moins convaincante que l'an passé, la faute à la rébellion de quelques écuries de seconde zone comme Nantes et Rennes, venues chatouiller d'un peu plus près les grosses cylindrées.
Comme la saison passée, le TVB s'est affairé à conforter son fauteuil de leader de la saison régulière au sortir des 26 journées, reléguant le rival poitevin à cinq points. "Tours est une formation avec des individualités, mais c'est moins une équipe. C'est un gros club, un gros budget, mais pas toujours une bonne mayonnaise", tempère Antonin Rouzier dans les colonnes de la Nouvelle République. En expert avisé, l'international tricolore, transféré à Kedzierzyn-Kozle à l'intersaison, a tenu à apporter son soutien à ses anciens coéquipiers. "Ils ont eu du mal au début du play-off, mais une fois que la machine est lancée, on le voit, elle est très difficile à arrêter. Si Nuno Pinheiro et Nicolas Maréchal font un gros match, Poitiers va gagner, c'est aussi simple que cela".
Sol: "Décrocher un deuxième titre consécutif"
Pas sûr que les Tourangeaux ne l'entendent de cette oreille, eux qui ont encore la dernière finale perdue face à Poitiers (2-3) en travers de la gorge. "Ce soir-là, Poitiers était au-dessus. Sur l'année, nous étions peut-être meilleurs, mais pas ce jour-là. Nous étions frustrés mais assez grands pour comprendre qu'avec cette formule de finale en un match, tout pouvait arriver", confesse volontiers Redwitz, conscient du fait que les deux équipes se valent et qu'un rien pourrait faire pencher la balance en faveur de l'une ou de l'autre. "Nous allons jouer à fond afin de ne pas avoir de regret. On s'appuiera sur notre expérience et notre vécu cette saison afin d'aller décrocher un deuxième titre consécutif", avoue de son côté Jean-Philippe Sol sur le site officiel de la Ligue.
Menacé de rétrogradation à l'échelon inférieur et/ou d'une sanction financière par la DNACG, le gendarme financier de la Ligue ayant exigé un audit financier des comptes du Poitiers Volley, la formation d'Olivier Lecat a l'occasion de se changer les idées en raflant son troisième titre de champion de France après ceux glanés en 1999 et 2011. La tâche s'annonce pourtant périlleuse face à un six majeur tourangeau ambitieux qui n'entend pas achever cet exercice 2011-12 sur un zéro pointé. Dans de telles dispositions, bien heureux est celui capable d'effectuer un quelconque pronostic à l'aube de cette finale de prestige entre les deux meilleurs éléments de l'Hexagone. "Ça sera serré, très serré", conclut Antonin Rouzier.
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- 20 Avr. 2012
