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Les Broncos et Manning de retour au sommet

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  • 08 Févr. 2016
Les Broncos et Manning de retour au sommet

Près de 20 ans après la fin de l'ère John Elway, les Denver Broncos ont remporté le troisième Superbowl de leur histoire en dominant les Carolina Panthers (24-10), dimanche à Santa Clara. La franchise de Colorado est donc de retour au sommet, emmenée par un autre quarterback de légende, Peyton Manning, mais elle le doit surtout à sa défense, la meilleure de la ligue, qui a éteint les Panthers de Cam Newton, superstar montante de la NFL. Ce 50e Superbowl ne fera pas mentir l'adage qui veut que c'est la défense qui fait gagner les titres. Pour la 10e fois en 12 apparitions au Superbowl, la meilleure défense de la saison s'est imposée. Et cela aurait fait 11-1 si les Seattle Seahawks n'avaient pas caviardé leur dernière action, il y a un an, face aux New England Patriots.

Face aux Broncos, les Panthers s'avançaient pourtant pleins de confiance, forts d'un bilan quasi parfait (15-1 en saison régulière) et de deux victoires probantes en playoffs contre les Seahawks (31-24) et les Cardinals (49-15). Mais les hommes de Ron Rivera, le coach de l'année, ont déjoué. Pour la toute première fois de la saison, Cam Newton, le MVP de la saison régulière, n'a lancé aucune passe de touchdown. Pressé par la défense des Broncos, "Supercam" est subitement redevenu humain (18/41 à la passe, 265 yards, 1 interception), en concédant notamment deux fumbles qui ont pesé très lourd. Le premier a été recouvert dans l'en-but par Malik Jackson, qui a permis aux Broncos de mener 10-0 à la fin du premier quart-temps. Le second a placé Denver dans une position extrêmement favorable, pour tuer le match, ce que n'a pas manqué de faire le coureur C. J. Anderson à trois minutes de la fin du match (24-10).

Ces deux pertes de balle ont été provoquées par un même homme, Von Miller. Le n°2 de la Draft 2011, choisi juste après... Cam Newton, a réalisé un match extraordinaire, imposant une pression constante sur le QB des Panthers, avec son acolyte DeMarcus Ware. Considérée depuis l'arrivée de Manning en 2012 comme une équipe unidimensionnelle, uniquement tournée vers l'attaque et la passe, les Broncos ont donc conquis le titre grâce à leur défense, symbolisée par Von Miller, logiquement élu MVP.

Mais ce titre, évidemment, est aussi celui de Manning, sacré (seulement) pour la deuxième fois de sa carrière. Et il est presque inespéré. L'ancien joueur des Colts s'était construit une réputation de quarterback dominant en saison régulière (il détient le record du nombre de touchdowns et de yards à la passe) mais moins performant en play-offs. Il y a deux ans, les Broncos avaient dominé toute la saison, avant d'être écrasés par la défense des Seahawks lors du Superbowl. Cette fois, en tout cas pour Manning, c'est un peu l'inverse. Après un début de saison étonnamment laborieux, le vieux Peyton (39 ans) avait laissé sa place, sur blessure, au jeune Brock Osweiler, auteur d'un intérim plus que convaincant. Mais les Broncos ont choisi, juste avant les play-offs, de réinstaller le "Sheriff" aux commandes de leur attaque. Bien leur a pris car, si Manning n'a pas étincelé dimanche soir, loin de là (13/23 à la passe, 141 yards, 1 interception), il a mené son équipe à la victoire, ce qu'on demande à un quarterback, devenant au passage le plus vieux QB à remporter un Superbowl et le premier QB titulaire à s'imposer avec deux équipes différentes. S'il décide de prendre sa retraite (rien n'est encore décidé, officiellement), Peyton Manning partira au sommet.

A moment for the #SB50 MVP. : @ben_liebenberg/NFL

Une photo publiée par @nfl le

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