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Tony G: ''J'aime détruire mes adversaires''
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- 30 Juil. 2012
A Paris, en 2004, vous avez marqué l'histoire du poker télévisé lors de ce face-à-face mémorable contre Surinder Sunar... Cette expérience reste très forte dans mon esprit. J'ai adoré faire ce show, c'était passionnant. Le spectacle a été phénoménal. J'étais au sommet du monde. Il y avait de grands joueurs, une grosse pression, les caméras de télévision et un titre WPT en jeu. Nous avons livré une fantastique bataille et j'en suis très fier, même avec ma 2e place. J'aime détruire mes adversaires à la table de poker, mais attention, ce n'est que durant la partie, cela ne m'empêche pas de redevenir agréable après. Le trash-talk doit-il être une arme pour tout joueur de poker? Non, pas forcément. Chacun a sa personnalité. Si tu es à l'aise dans la provocation, alors tu peux essayer d'en profiter, dans les règles. Je n'ai jamais adopté un comportement horrible. Je fais le show en intimidant mes adversaires. Mais ce n'est pas tout le temps, je sais choisir mes cibles. Par exemple avec Surinder, je pensais qu'il fallait le déstabiliser pour pouvoir gagner. C'est un joueur solide, très sérieux. Je voulais le relancer tout le temps et lui parler pour le détruire. C'était mon pigeon, celui que je voulais manger. De nombreux joueurs de casino, c'est le cas en France, ont tendance à adopter cette attitude... En France, il y a beaucoup de joueurs sympas. Après, il faut savoir se contrôler. Je fais le show mais je me fixe des limites. Ce n'est jamais personnel, seulement pour le jeu. Vous obtenez régulièrement de bons résultats en tournoi. Ambitionnez-vous une grosse performance? En 2010, j'ai effectivement réalisé de petites performances appréciables, comme cette table finale du High Roller du WPT de Londres (2e pour 130 000 dollars). J'encaisse tous les ans une grosse somme d'argent. Je suis assez régulier, mais je n'ai jamais gagné énormément. Je ne suis pas un joueur brillant, juste un joueur qui veut prendre du plaisir. ''La bataille psychologique fait la beauté du poker'' Jouez-vous en ligne pour maintenir votre niveau de jeu? J'ai défié Isildur (Viktor Blom, un jeune prodige qui a affolé les parties hautes limites). J'ai perdu, mais je pense qu'en live, je serais bien meilleur, je l'écraserais. Mentalement, c'est stimulant de pouvoir jouer contre de tels joueurs. J'ai la chance de pouvoir jouer en high stakes contre les meilleurs, alors j'en profite et je prouve que je peux être au niveau. Avez-vous été obligé de changer votre manière de jouer? Oh que oui ! Chaque joueur possède une expérience différente du poker, il peut venir d'un casino ou d'internet. Face à tes adversaires, tu ne peux pas avoir la même approche stratégique. Tu dois comprendre ton adversaire, savoir ce qu'il pense de toi et en profiter. Le poker, ce n'est pas uniquement jouer As-Roi contre une paire de Dames à tapis avant le flop. La bataille psychologique fait la beauté de ce jeu. Quel est le moment le plus difficile de votre carrière?En fait, je suis une personne très positive. Je considère que chaque mauvais passage arrive pour une bonne raison. J'ai appris de mes échecs.
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- 30 Juil. 2012
