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1977 – Cinq ans après les attentats de Munich, le terrorisme international d’extrême gauche est à son paroxysme. Une vague de sang se répand sur l’Europe. Ce sont les années de plomb, qui verront l’émergence de groupuscules armés très virulents tels Action Directe en France, et les Brigades Rouges en Italie.
En Allemagne, la RAF (Fraction Armée Rouge) multiplie les assassinats et enlèvements de PDG et d’hommes politiques importants.
Le 5 septembre c’est au tour du patron des patrons, Hans Martin Schleyer, d’être enlevé par quatre jeunes gens de la « Bande à Baader », du nom du fondateur de la RAF, Andreas Baader, dont les ravisseurs demandent la libération parmi d’autres membres de leur organisation faits prisonniers.
Le gouvernement refuse de céder au chantage des ravisseurs, qui décident alors de frapper plus fort, avec le soutien du Front Populaire de Libération de la Palestine, un allié dans leur lutte contre l’impérialisme capitaliste.
Le 13 octobre 1977, à Palma de Majorque, les 86 passagers du vol 181 de la Lufthansa sont en route pour Francfort lorsque quatre terroristes du groupuscule « Martyr d’Halimeh » détournent leur avion.
Commencent cinq jours de calvaire pour les passagers et l’équipage, de Rome à Chypre, Dubai, Aden... Calvaire qui coutera la vie au pilote, exécuté par le chef des terroristes après avoir tenté d’empêcher le décollage de l’avion.
C’est finalement à Mogadiscio, en Somalie, le 18 octobre, sur la piste de l’aéroport, que le GSG-9, groupe d’intervention spéciale Allemand, prend d’assaut l’engin. Une opération sans précédent pour ce CTU avant l’heure qui réussit l’exploit de libérer tous les otages sans faire de victime, hormis du côté des terroristes, dont trois sont tués.
Mogadiscio raconte heure par heure, avec un suspense haletant, l’angoisse des passagers du vol, qui jusqu’à la dernière minute vont croire que leur fin est venue, mais aussi les tractations qui se sont faites dans l’ombre des bureaux des dirigeants d’alors.
Ramifications du terrorisme international d’extrême gauche, avec en toile de fond le spectre du KGB, faiblesse des moyens alloués par l’Etat dans sa lutte contre le terrorisme, Mogadiscio dit tout de cet événement historique aux lourdes conséquences : quelques heures après le sauvetage des passagers du vol 181, ce même 18 octobre, Andreas Baader ainsi que deux autres membres importants de la RAF, dont les ravisseurs demandaient la libération, sont retrouvés morts dans leur cellule. Suicide pour le gouvernement, meurtre pour la RAF, qui se retrouve décapitée et affaiblie. Et début d’un scandale : la bande à Baader frappe un dernier coup avec ce suicide collectif soigneusement mis en scène pour faire penser à une exécution.
Et persiste le lendemain. Le 19 octobre le corps d’Hans Martin Schleyer est retrouvé dans une voiture, à Mulhouse.





