Les personnages

ENTRETIEN AVEC ALEX GANSA, ET HOWARD GORDON
Les créateurs de Homeland



Après le succès d'audience et la reconnaissance critique de la première saison de HOMELAND, dans quel état d'esprit avez-vous abordé la suite ?

Alex Gansa : Nous en savons désormais beaucoup plus sur nos personnages. Il nous est donc possible de les pousser dans des directions inattendues et surprenantes. Nous avons aussi la grande chance de bénéficier d'acteurs incroyables et d'un public très réceptif. À partir de là, le but est de ne surtout pas se répéter.

L'équipe d'écriture rassemble des talents exceptionnels, pour la plupart des showrunners en puissance. Quel est l'apport spécifique de chacun ?

Alex Gansa : Howard et moi sommes conscients de la chance qui est la nôtre de bosser avec ces gens-là. Dans la salle d'écriture, tout le monde a déjà été showrunner, ce qui rend notre boulot plus facile. Nous sommes six enfermés dans une pièce vieillotte, sans fenêtre, à échanger des idées. Nous partageons la gloire intermittente et les heures sombres passées à nous demander ce qui va bien pouvoir arriver ensuite. Chip Johannessen, notre ancien collègue de 24 HEURES CHRONO, apporte sa grande rigueur et un radar émotionnel hors pair. Alex Cary, avec son expérience de l'armée, nous aide à rester crédibles dans les détails, tout en militant pour des scènes toujours plus osées et intelligentes. Henry Bromell [malheureusement décédé depuis cet entretien, NDLR], dont le père travaillait à la CIA, est un grand maître avec plusieurs décennies d'une expérience inégalée. Quant à Meredith Stiehm, elle n'a pas son pareil pour sublimer la relation entre Carrie et Brody

Dans HOMELAND, le récit avance de manière très rapide, avec toujours deux ou trois coups d'avance sur ce que le public pourrait imaginer. Comment y parvenez-vous ?

Alex Gansa : L'une des leçons importantes que nous avons retenues de notre expérience de plusieurs années sur 24 HEURES CHRONO, c'est qu'il ne faut jamais craindre d'utiliser son capital d'histoires trop vite. En télévision, une idée ne se garde pas au chaud pour plus tard. De cette manière, la narration reste énergique et cela nous force à être inventifs au fil de la saison. On se retrouve parfois devant un grand vide à combler. On y parvient plus ou moins rapidement - parfois, cela prend plus de temps qu'on ne le souhaiterait !

L'une des spécificités de la série est de tenir compte de la situation géopolitique mondiale. Est-ce encore le cas dans la saison 2 ?

Howard Gordon : HOMELAND est directement branchée sur les troubles et les crises du monde dans lequel nous vivons. Ceux-ci ne semblent pas devoir s'arrêter de sitôt et nous devons en tenir compte. La CIA est toujours sur le qui-vive pour repérer les foyers d'agitation. Cette réalité trouve naturellement sa place dans la série, même si nos personnages vivent dans la fiction avant tout. Leur problème dans cette deuxième saison s'appelle Abu Nazir. Ils veulent définir ce qui pourrait être son rôle dans d'éventuelles attaques contre l'Amérique.

Alex Gansa : La situation au Moyen- Orient change constamment. D'un certain côté, nous essayons simplement de rester au contact de cette réalité. Cela dit, les enjeux de HOMELAND sont aussi plus vastes. La fiction d'espionnage a toujours été une manière d'aborder la question de la confiance, que ce soit entre deux superpuissances ou entre deux êtres humains qui s'aiment.

Le trouble bipolaire de Carrie est-il toujours un élément central de son personnage ?

Alex Gansa : Absolument. À la fin de la première saison, l'attentat de Farragut Square et la trahison de Brody avaient laissé Carrie exsangue. Forcée de se confronter à sa maladie, elle avait choisi d'entrer en hôpital psychiatrique pour y subir des électrochocs. Sa bipolarité, qui était jusque-là un secret, est alors parvenue aux oreilles de tous ses collègues. Au début de cette deuxième saison, elle a perdu son travail à la CIA depuis six mois et donne quelques cours. Son rythme de vie est devenu plus lent et surtout moins stressant. Mais est-ce satisfaisant pour Carrie ? Son dilemme fondamental reste toujours le même : faire son choix entre une vie calme, plutôt saine, et un quotidien palpitant mais potentiellement dangereux pour elle...

De son côté, Brody semble bien parti pour mener une carrière politique...

Howard Gordon : C'est un des aspects majeurs de la saison 2. Brody est maintenant membre du Congrès [équivalent de député, NDLR]. Son statut a changé. Il a aussi accès à davantage d'informations secrètes que lors de la première saison. La question de sa loyauté se pose de manière encore plus cruciale.




 

A PROPOS DE LA SAISON 4


Série américaine de 12 épisodes de 52 minutes

Produite par Fox 21, Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet, Showtime Networks pour la chaîne Showtime

Producteurs exécutifs Alex Gansa, Howard Gordon, Gideon Raff, Michael Cuesta, Avi Nir, Ran Telem, Henry Bromell, Alexander Cary, Chip Johannessen, Meredith Stiehm

Réalisation Lesli Linka Glatter, Michael Cuesta, Lodge Kerrigan, David Semel, Guy Ferland, John Dahl, Daniel Attias, Jeremy Podeswa

Avec Claire Danes, Mandy Patinkin, Corey Stoll, Rupert Friend, Sarita Choudhury, Laila Robins, Suraj Sharma, F. Murray Abraham,...

Diffusion à partir du 7 octobre 2014

 

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