LA VIE ET RIEN D'AUTRE
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A propos
LA VIE ET RIEN D'AUTRE est sorti pour la première fois sur les écrans en 1988. Sa réédition en 2008 fête donc son vingtième anniversaire.
Consacré à la Première guerre mondiale, le film de Bertrand Tavernier ne s'inscrit pas dans la (petite) vague des quelques films qui évoquent cette période sombre de façon militaire (LA GRANDE ILLUSION de Jean Renoir, LES CROIX DE BOIX de Raymond Bernard, LE DIABLE AU CORPS de Claude Autant-Lara ou encore LES SENTIERS DE LA GLOIRE de Stanley Kubrick). Il explique son projet : "Ce n'est pas un film de guerre. C'est un film sur les conséquences de la guerre, sur la manière dont un pays réapprend la paix. Dans l'histoire, les conséquences sont souvent plus intéressantes que les faits, du moins à mes yeux, parce qu'on en parle moins. Au départ, ce qui m'a fasciné, c'est le nombre des disparus : trois cent mille. L'équivalent de l'armée française actuelle ! Trois cent mille soldats dont on ne pouvait dire exactement ce qu'ils étaient devenus."
En parlant de LA VIE ET RIEN D'AUTRE, Philippe Noiret, l'acteur principal, dit un jour à Tavernier qu'il était "fordien". Le metteur en scène en fut très touché, trouvant effectivement dans le cinéma de John Ford une source d'inspiration, tout comme Jean Renoir.
L'équipe eut beaucoup de mal à trouver un financement : Tavernier confia avoir lui-même participé de sa poche, et payé les acteurs le minimum syndical. A l'arrivée, l'engagement en valait la peine : avec 1,5 millions de spectateurs lors de sa sortie en salles, le film fut le deuxième plus gros succès du cinéaste, après COUP DE TORCHON, en 1981.
Philippe Noiret était l'acteur fétiche de Bertrand Tavernier : il tourna dans pas moins de sept films, de 1974 à 1994, comme L'HORLOGER DE SAINT-PAUL, QUE LA FETE COMMENCE ou encore AUTOUR DE MINUIT.
Sabine Azéma avait également déjà collaboré avec le réalisateur, mais dans une moindre mesure : il l'avait dirigée dans UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE, en 1983.
Récompenses
- Award
- Categorie
- Resultat
- 1988
- César du Meilleur acteur pour Philippe Noiret
- Nominé
- 1988
- César de la Meilleure musique pour Oswald d'Andrea
- Nominé
Micro-critiques
“ Dans la rosée matinale des charniers perle une ode à l'amour, vertu de l'oubli face à l'absurde devoir de mémoire : la vie et rien d'autre ”
4 Nov 2011 2 Commentaires
“ C'est Noiret qui est le monument. Dans la boue des tranchées pas encore refermées, les cicatrices s'ouvrent et béent jusque dans les coeurs. ”
29 Mar 2013 Commenter
“ Extraordinaire, magistrale, sublime reconstitution d'une France meurtrie, un immense chef d'oeuvre comme il n'y en a plus. Noiret au sommet. ”
hier à 22:42 Commenter
Commentaires
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