André Téchiné
BIOGRAPHIE
André Téchiné monte à Paris au début des années 60, écrit aux « Cahiers du Cinéma » (1964-1968) et croise Roland Barthes.
En parallèle, il signe le court métrage LES OISEAUX ANGLAIS (1965), puis son premier long, PAULINA S'EN VA (1969), qui ne sort en salles qu'en 1975, comme son second film, SOUVENIRS D'EN FRANCE (1975).
Entre temps, il est assistant pour Marc'O (LES IDOLES, 1968) et Jacques Rivette (L'AMOUR FOU, 1969), met en scène au théâtre et à la télévision (« Discorama », « Michel, l'enfant-roi », 1972).
SOUVENIRS D'EN FRANCE et BAROCCO (1976) installent son regard stylisé, et porté par Jeanne Moreau, Marie-France Pisier, Isabelle Adjani et Gérard Depardieu.
Il devient chouchou des stars et du romanesque, de grosses productions (Adjani/Huppert/Pisier dans LES SŒURS BRONTË, 1979) en œuvres plus modestes (Deneuve/Dewaere dans HÔTEL DES AMÉRIQUES, 1981).
Cinéaste des sentiments, du lien familial et de la fulgurance du désir, il chante son sud-ouest natal (LA MATIOUETTE, 1983, LE LIEU DU CRIME, 1986, MA SAISON PRÉFÉRÉE, 1993 LES ROSEAUX SAUVAGES, 1994) et un Paris initiatique et dur (RENDEZ-VOUS, 1985, J'EMBRASSE PAS, 1991).
Il visite aussi une Méditerranée brûlante (LES INNOCENTS, 1987), un Venise troublé (IMPARDONNABLES, 2011) et un Tanger cosmopolite (LOIN, 2001, LES TEMPS QUI CHANGENT, 2004).
Auteur de portraits croisés, autour des âges de la vie (LES VOLEURS sur fond de polar, 1996), de drames intimes (LA FILLE DU RER, 2009) et de l'arrivée du sida (LES TÉMOINS, 2007), il reste fidèle à Michèle Moretti, Jacques Nolot (qu'il adapte aussi), Catherine Deneuve (sa muse), Juliette Binoche (ALICE ET MARTIN, 1998), Emmanuelle Béart (LES ÉGARÉS, 2003).
Il propulse successivement les jeunes Pascal Greggory, Wadeck Stanczak, Manuel Blanc, Elodie Bouchez, Gaël Morel, Stéphane Rideau, Alexis Loret et Johan Libéreau.
Il œuvre comme scénariste pour ALOÏSE de Liliane de Kermadec (1975), MAUVAISE FILLE de Régis Franc (1991), TRANSATLANTIQUE de Christine Laurent (1996) et CAFÉ DE LA PLAGE de Benoît Graffin (2001), et se retrouve au centre d'un volet de « Cinéma de notre temps » que lui consacre Laurent Perrin (1995).
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POST TENEBRA LUX
Débat critique sur POST TENEBRA LUX de Carlos Reygadas dans Le Cercle présenté par Frédéric Beigbeder sur Canal+ Cinéma.


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