LA RONDE DE NUIT
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A PROPOS
Le réalisateur Peter Greenaway a découvert Rembrandt quand il faisait ses études dans une école des Beaux-Arts à Londres, dans les années 1960. Il a souhaité, avec LA RONDE DE NUIT, s'intéresser au basculement dans la vie du peintre qui l'a fait passer du statut de peintre génial et socialement reconnu à la fin de vie misérable qu'on lui connaît : "Le film suit l'élaboration de la "Ronde de nuit" du début à la fin, et propose une explication plausible de la ruine de Rembrandt. Il évoque une vendetta concertée, sociale et financière, inspirée par la jalousie que suscite un peintre de basse extraction, spéculant sur les marchés et se pavanant dans leur monde. Le film s'appuie sur la manière dont une société très soudée peut punir un homme qui a brisé les règles de la communauté. Rembrandt exhibait une grande réussite, vivait ouvertement dans le péché avec une servante, et n'était pas prêt à plier l'échine devant ses commanditaires. Ceux-ci étaient mortifiés qu'il puisse critiquer, tourner en dérision et mépriser leur suffisance, et suggérer qu'ils étaient coupables de toute sorte de crimes à travers un tableau qu'ils avaient eux-mêmes commandé" explique le cinéaste.
Ce que Rembrandt voulait dénoncer, avec ce tableau, était l'assassinat d'un homme par ces Mousquetaires d'Amsterdam. "Les historiens ont déterminé qu'il y avait 51 éléments mystérieux dans cette peinture, et je dirais avec effronterie que ma théorie les résout tous d'un seul coup. C'est une sorte de scène du crime sur laquelle enquêteraient des experts" explique-t-il.
Ne souhaitant pas utiliser la musique hollandaise contemporaine de l'époque de Rembrandt, Peter Greenaway a fait appel, comme à son habitude, au compositeur italien Giovanni Sollima.
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