Michel Piccoli
BIOGRAPHIE
Né de père italien violoniste et de mère française pianiste, Michel Piccoli se dirige vers la comédie et apparaît dans SORTILÈGES de Christian-Jaque (1945). Une carrière inégalée commence, au cinéma, au théâtre et à la télévision.
Il rencontre rapidement les plus grands cinéastes de son temps qui ne le lâcheront plus :
Jean Renoir (FRENCH CANCAN, 1954), Luis Buñuel (LA MORT EN CE JARDIN, 1956, BELLE DE JOUR, 1967), Jean-Pierre Melville (LE DOULOS, 1962), Jean-Luc Godard (LE MÉPRIS, 1963, PASSION, 1982), Alain Resnais (LA GUERRE EST FINIE, 1966), Jacques Demy (LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT, 1967, UNE CHAMBRE EN VILLE, 1982), Marco Ferreri (DILLINGER EST MORT, 1969), Alfred Hitchcock (L'ÉTAU, 1969), Claude Chabrol (LES NOCES ROUGES, 1973), Ettore Scola (LA NUIT DE VARENNES, 1982), Youssef Chahine (ADIEU BONAPARTE, 1985, L'ÉMIGRÉ, 1994), Jacques Rivette (LA BELLE NOISEUSE, 1990), Manoel De Oliveira (PARTY, 1995, JE RENTRE À LA MAISON, 2001), Raoul Ruiz (GÉNÉALOGIES D'UN CRIME, 1997), Theo Angelopoulos (LA POUSSIÈRE DU TEMPS, 2009)...
Il reste le brillant interprète d'un cinéma libertaire et subversif, avec THEMROC de Claude Faraldo (1973), LA GRANDE BOUFFE de Ferreri (1973), GRANDEUR NATURE de Luis Garcia Berlanga (1974), LE SAUT DANS LE VIDE de Marco Bellocchio (1980), LA FILLE PRODIGUE de Jacques Doillon (1981) ou L'ANGE NOIR de Jean-Claude Brisseau (1994), et devient l'acteur fétiche de Francis Girod (LE TRIO INFERNAL, 1974) et Jacques Rouffio (LE SUCRE, 1978), tout comme il visite Claude Lelouch (VIVA LA VIE !, 1984).
Le public l'aime chez Sautet (LES CHOSES DE LA VIE, MAX ET LES FERRAILLEURS, VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES, MADO, 1969-76), Michel Deville (PÉRIL EN LA DEMEURE, 1985), dans UNE ÉTRANGE AFFAIRE de Pierre Granier-Deferre (1981) et MILOU EN MAI de Louis Malle (1990).
Il défend les nouveaux auteurs Léos Carax (MAUVAIS SANG, 1986), Hiner Saleem (LES TOITS DE PARIS, 2007), Bertrand Bonnello (DE LA GUERRE, 2008) ou Laurent Perreau (LE BEL ÂGE, 2009), s'amuse en Simon Cinéma des 101 NUITS d'Agnès Varda (1995), en grand-mère de JARDINS EN AUTOMNE d'Otar Iosseliani (2006), en pape du HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti (2011) et prête sa voix (LA PROPHÉTIE DES GRENOUILLES de Jacques-Rémy Girerd, 2008).
A la télévision, il est le « Dom Juan » de Marcel Bluwal (1965), joue Zweig, Schnitzler et Druon, et sert sur scène Shakespeare, Koltès, Marivaux et Duras, au TNP, chez Renaud-Barrault, Claude Régy, Luc Bondy, Peter Brook ou Patrice Chéreau.
Il adapte et produit LE GÉNÉRAL DE L'ARMÉE MORTE signé Luciano Tovoli (1983) avec son ami Mastroianni, réalise le court TRAIN DE NUIT (1994) et les longs ALORS VOILÀ (1997), LA PLAGE NOIRE (2001) et C'EST PAS TOUT À FAIT LA VIE DONT J'AVAIS RÊVÉ (2005), au ton discret et singulier.
Il épouse l'actrice Eléonore Hirt, la chanteuse Juliette Gréco, puis Ludivine Clerc.
FILMOGRAPHIE
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Le bel age- Interview Michel Piccoli Starmag
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